Pour une vraie politique des droits des femmes

La France a dit non au repli (2 français sur 3). Elle n’a pas donné de blanc-seing au président élu (4,… français sur 10).

Aussi, tout reste à faire.

A commencer par changer de discours et de priorités sur la place des femmes dans cette société mi rétrograde, mi progressiste.

Certaines responsables continuent de prôner une aspiration élitiste au pouvoir, l’esprit de leadership. Omniwomen, entreprise privée de publicité, a lancé son premier sommet annuel en France, en pleine campagne électorale ( 27 avril 2017).

http://www.ladn.eu/news-business/actualites-agences/lancement-du-premier-sommet-omniwomen-en-france/

Bien entendu, on n’a rien contre ces femmes qui se battent pour obtenir, et permettre à d’autres plus jeunes, d’obtenir des postes décisionnaires dans l’entreprise et la gouvernance en général. Mais présenter la réussite en ces seuls termes, c’est oublier la réalité et ce dont l’immense majorité des femmes a réellement besoin pour s’épanouir :

1/ Une formation définitivement non sexiste. Il existe plein de postes de conducteurs de TGV à pourvoir, d’informaticiens, ingénieurs, designers, chefs de chantiers, médecins, chercheurs, enseignants, artistes, bricoleurs, jardiniers …et tout cela au féminin…

Une formation qui s’accompagne (pour tous, HetF) de la revalorisation de la notion de professionnalisme. Jusque dans le moindre emploi de service. Et du salaire qui va avec.

2/ Les femmes sont les plus nombreuses à être en charge de famille comme parent isolé. Construire des logements adaptés, avec les services afférents : cuisine, buanderie, garde d’enfants d’animaux, de parents âgés, partage de savoir faire internet…

https://www.helloasso.com/associations/fondation-des-femmes/collectes/un-abri-pour-toutes

3/ Et pour toutes, aisées ou défavorisées, construire des crèches. En finir avec le choix famille ou travail, enfants ou responsabilités. Au moment du recrutement, la grossesse reste un handicap. Quelle  erreur alors qu’une femme, mieux, un noyau familial avec enfant, est un gage de stabilité pour l’entreprise ! Et donc, solidarité lorsqu’un des deux parents est défaillant.

Même si les femmes ont selon nous le droit de disposer de leur corps et d’en faire, ou pas, commerce pour boucler les fins de mois, ce qui est semble-t’il en progression ; non, carrément non, la société n’a pas à se défausser sur ce substitut de ressource et de s’en voiler la face.

Réseaux de prostitution, de drogue, qui le plus souvent va avec, dans l’exercice de la soumission, la société se doit de combattre cette forme d’exploitation, au nom de la dignité, de la sécurité, sans même invoquer la morale traditionnelle.

***

Oui une femme, un individu humain, a besoin de réussir quelque chose pour se sentir bien dans sa vie, dans la société. Chaque femme porte en elle des capacités infinies, des envies, des déchirements, des renoncements. Que ce quinquennat soit celui non pas d’une chance concédée en mode macho, ou juste d’un effet de la bienveillance, mais celui des véritables conditions de l’égalité.

Que de frustration, de malaise, de violence, en moins. Que d’épanouissement, de talents, de créativité et de cohabitation paisible en plus.

Quelle prévention !

Cela vaut un choix déterminé, et un investissement clair. Pas seulement un appel aux dons. Ou un symbole d’un jour, comme la nomination d’une femme premier ministre.

Marie Christiane Courtioux

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