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Psy et médias : que sera le journalisme de demain ?

Que sera le journalisme de demain ? Bien difficile de répondre à cette question tant ce secteur professionnel est désormais confronté à des transformations et des reconfigurations sans précédent. Ces dernières touchent l’ensemble des aspects du métier, des pratiques professionnelles aux modèles économiques, en passant par les technologies et les outils à la disposition des journalistes. Elles modifient aussi les usages des consommateurs des médias. Cet article se propose, d’une part, de faire le point sur les mutations les plus spécifiques encadrant le fonctionnement des médias et, d’autre part, d’évoquer les principales contraintes organisationnelles qui pèsent sur l’activité des professionnels de l’information.

Les reconfigurations de l’activité journalistique

Un article de Marie-Christine Lipani

Dossier PSYCHIATRIE ET MEDIAS

dans LA LETTRE DU PSYCHIATRE.Vol XI-n°6 -novembre-décembre 2015

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La SNCF en quête de femmes pour métiers « masculins »

pour celles qui auraient manqué l’invitation… l’offre de postes à pourvoir reste d’actualité :

SNCF a lancé la 4ème édition du « Girls’ day ». Le 8 décembre 2015, lycéennes et étudiantes ont été accueillies dans nos établissements pour découvrir nos métiers, et en particulier ceux dits « masculins ».

Opération GIRLS DAY

Conduire un TGV ? C’est possible

 

Vous avez des ados … faites circuler !

Femmes ingénieurs : une situation très satisfaisante !

« Femmes Ingénieurs » publie sa toute dernière enquête. Elle vous est transmise par Marie Thérèse Nuyts Lavialle*.

• La situation professionnelle des femmes ingénieurs reste très satisfaisante.

images• En 2014, on comptait 817 500 ingénieurs de moins de 65 ans, dont 174 650 femmes (21%).
• En 2013, 36 800 ingénieurs ont été diplômés en formation initiale, dont plus de 10 000 filles (28%).
• En moyenne, dans la population française, un homme sur 28 et une femme sur 107 sont ingénieurs diplômés. • 96% des ingénieures de moins de 65 ans sont actives (en activité ou à la recherche d’un emploi).

Parmi elles, peu de non-salariées (2%) ou de femmes en recherche d’emploi (6%).

• Les salariées sont massivement en contrats stables : 9 sur 10 sont en CDI ou titulaires de la fonction publique. • Les ingénieures occupent principalement des fonctions techniques :
• > 37% en études / recherche / conception
• > 23% dans des fonctions liées à la production et aux fonctions connexes

• > 12% dans les systèmes d’information.
• 13% des ingénieures travaillent hors de France métropolitaine.

Lire l’étude et la télécharger en PDF

*Marie Therese Nuyts Lavialle

Déléguée Femmes Ingénieurs en Aquitaine

Administratrice IESF (Ingenieurs Et Scientifiques de France)

Présidente d’honneur URISA (Union Régionale des Ingénieurs et des Scientifiques d’Aquitaine)

Aquitain(e) de l’année, Lectra, une entreprise où les femmes décident à égalité !

Médiactuelles étaient présentes à la remise du Prix de l’Aquitain de l’année. Un prix attribué à Lectra, et son DG Daniel Harari.lectra-meet-our-people_0

Comme le raconte Sud Ouest sous la plume de notre confrère Michel Monteil, oui ce chef d’entreprise a ému le public par son parcours exemplaire : immigré, parti de rien, bénéficiant des plus hautes études en France, allant néanmoins compléter ses connaissances aux Etats-Unis, reprenant une entreprise parmi les plus beaux joyaux de la technologie en Aquitaine… et au moment de céder à la « tentation de la Chine », le sursaut français. « J’ai consulté mon frère, le conseil d’administration ( une femme en l’occurrence), et nous avons décidé de rester à Cestas ».

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Femmes et médias : on régresse ! selon GMMP 2015

Femmes et médias : on régresse !
Résultats 2015 de l’enquête internationale du GMMP

Les femmes représentent la moitié de la population

mais un quart seulement des individus présents

dans ce récit du monde que font les médias,

un chiffre plus faible que celui de la dernière enquête du GMMP.

 

Le projet mondial de monitorage des médias (GMMP[1]) qui rend aujourd’hui ses conclusions est un outil unique par l’ampleur de la recherche engagée et les moyens mobilisés. Et ses résultats – les 4ème depuis le premier baromètre de 1995 – n’incitent pas à l’optimisme.

La sous-représentation des femmes dans les médias français, qui apparaît à nouveau en 2015, est d’autant plus préoccupante qu’elle est stable, voire croissante : le monde de 2015 demeure, comme celui de 2010, majoritairement un monde d’hommes et ce malgré les tentatives d’encadrement et de développement des bonnes pratiques par les autorités publiques.

  • Ce résultat rejoint celui de l’enquête GMMP pour l’ensemble des pays pris en compte : l’enquête montre que le rythme des progrès vers l’égalité au sein des médias s’est pratiquement immobilisé au cours des cinq dernières années. En 2015, les femmes ne représentent que 24 % des personnes que l’on entend, dont il est question et que l’on voit dans nouvelles de la presse écrite, de la télévision et de la radio, soit exactement le même nombre qu’en 2010.

Le monde montré par les médias français reste largement masculin, sans progrès par rapport à 2010 ; on note même une petite diminution du nombre de femmes qui sont l’objet de nouvelles ou en sont les sources : 24,1% de femmes en 2015, contre 28,3% en 2010. Et ceci quel que soit le sujet évoqué : les femmes sont même particulièrement exclues des nouvelles politiques.

Pourtant les deux nouvelles qui dominaient l’actualité de la journée du 24 mars 2015 et occupent une place très importante dans tous les médias ne pouvaient en rien justifier cette asymétrie des rôles. L’une, une catastrophe aérienne, touchait autant d’hommes que de femmes. L’autre, la campagne pour les élections départementales, aurait pu même être l’occasion de revenir sur l’impact d’une mesure entrant en vigueur pour la première fois en faveur de l’égalité « femmes-hommes » dans les listes. Mais il faut le noter, quel que soit le sujet traité, le genre n’est quasiment jamais un thème d’attention pour les médias français.

Les femmes sont mobilisées comme source d’information comme témoins ou citoyennes anonymes, surtout lorsque cela ne fait pas intervenir de compétences précisément définies. Les médias ne semblent donc pas intégrer le fait qu’elles peuvent être médecins, magistrates, cheffes d’entreprises[2]… et parfois même femmes politiques ! Trois quarts des “sans emploi”, des élèves ou des étudiant.e.s évoqué.e.s à la une des médias sont des femmes. Mais seulement 20% des politiques, 15% des acteurs.trices économiques.

Les hommes forment 83% du groupe des experts (contre 78 en 2010), 78% des sujets et 70% (contre 75) des porte-paroles. Les médias équilibrent la répartition des sexes lorsqu’il s’agit de faire parler « l’opinion publique » ou de recueillir des témoignages et la déséquilibrent lorsqu’il s’agit de faire connaître l’avis des experts ou celui des porte-paroles.

La présence des femmes est particulièrement faible pour les sujets les plus traités ce jour-là dans les différents médias : un accident d’avion est à 75% une affaire d’hommes ; tout comme les hommes incarnent la politique à 80% et l’économie à 90%.

La surreprésentation des hommes dans les nouvelles est commune à l’ensemble des médias, traditionnels (presse, radio et télévision) comme électroniques (internet et twitter) : entre 70 et 80% des sujets sont des hommes dans tous les médias.

La télévision est le moins inégalitaire des médias : les femmes sont la source de 38% des nouvelles, contre 22% dans la presse et 23% à la radio, en raison sans doute de ses choix éditoriaux (une moindre place accordée à la politique et plus grande aux Célébrités/Arts/Médias/Sports).

Sur Twitter et Internet, le monde est tout aussi masculin. Les médias électroniques sont aussi déséquilibrés que les médias traditionnels, avec en particulier des représentations professionnelles fortement andro-orientées.

  • Là encore, la France est à l’image des autres pays : le GMMP 2015 montre que la relative invisibilité des femmes dans les médias d’information traditionnels s’est propagée vers les plateformes de diffusion numériques : seuls 26 % des personnes dans les actualités et les reportages sur l’Internet et Twitter sont des femmes.

Pour les professionnels de l’information ayant contribué à la construction des nouvelles le 25 mars, les femmes ne représentent globalement qu’un tiers des reporters et des présentateurs, ce qui est faible au regard de leur importance dans la profession (46% des détenteurs de la carte de presse sont des femmes). La part des femmes dans l’audiovisuel s’est dégradée depuis l’enquête de 2010 : 48% en 2010 contre 31% en 2015. La presse elle est équilibrée avec 48% de femmes journalistes. Sur internet, la proportion des femmes est plus importante (46%) alors pour Twitter, elle est d’un tiers, comme dans les médias audiovisuels.

  • Ce constat rejoint les résultats internationaux de l’enquête : il y a un plafond de verre universel pour les femmes journalistes dans les journaux et les rapports de journaux télévisés. Seulement 37% des histoires présentées dans les journaux, à la télévision et à la radio sont rapportées par des femmes. Cette statistique globale n’a pas changé depuis dix ans

 

Les nouvelles analysées

  • 838 thèmes d’information ont été analysés ;
  • 1134 journalistes, présentateurs.trices et reporters ont été repéré.e.s ;
  • 1945 personnes ont été identifiées comme sujets des nouvelles.

Les médias suivis :

  • 9 chaînes de télévision (TF1, France 2, France3, Arte, Télé Toulouse, M6, D8, BMFTV, iTélé) ;
  • 8 stations de radio (BFM, Europe1, France Bleue Provence, France Info, France Culture, Hitwest, RMC, RTL) ;
  • 8 quotidiens (20 minutes, La Croix, Le Figaro, Le Monde, Le Parisien, Les Échos, Libération, Métro, Ouest France) ;
  • 8 sites d’informations sur internet (20 minutes, France24, Hufftington Post, Lefigaro.fr, lemonde.fr, Mediapart, Nouvelobs, Rue 89) ;
  • 14 fils Twitter (20minutes, atlantico, BFMtv, europe1, figaro, FranceInfo, Huffpost, itélé, LCP-an, lemonde, libération, mediapart, rue 89, slatefr).

 

L’équipe :

  • 26 personnes ont participé au monitoring.
  • Le GMMP est coordonné par l’Association mondiale pour la communication chrétienne (WACC), un réseau mondial qui défend les droits à la communication pour la justice sociale et le développement durable.

 

Coordination pour l’équipe française / Contacts : 

Coordinatrices pour l’équipe française : Cécile Méadel (cecilemeadel@orange.fr), 06 24 55 12 09

Avec Marlène Coulomb Gully (marlene.coulomb@univ-tlse2.fr) 06 02 31 44 71

et Isabelle Garcin-Marrou (isabelle.garcin-marrou@sciencespo-lyon.fr) 06 81 72 54 75

[1] http://whomakesthenews.org/gmmp-2015

[2] Guide pour une communication publique sans stéréotype de genre publié par le Haut conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, 2015.

 

Le palmarès 2015 de féminisation des entreprises

Dans le cadre de la semaine de l’égalité professionnelle, la secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes Pascale Boistard a présenté le 8 octobre le palmarès de féminisation des grandes entreprises pour l’année 2015.

Réalisé par Ethics & Boards, en partenariat avec le magazine Challenges *, ce palmarès examine le taux de féminisation des entreprises du SBF120 en prenant notamment en compte la place des femmes dans leurs instances dirigeantes.

http://femmes.gouv.fr/publication-du-palmares-2015-de-feminisation-des-entreprises-du-sbf120/

L’emploi au féminin : Keljob dit non à la discrimination

Keljob, le site de recherche d’emploi, ne se contente pas de mettre en rapport offre et demande. Il publie des articles, des études, et celle de FORCE FEMMES :

Carboniser les clichés sur les femmes de plus de 45 ans au travail : c’est le but de la récente étude « Oser ! », réalisée par Force Femmes. Depuis 10 ans, cette association les aide à retrouver un emploi. Malgré leur expérience, leur autonomie et leur capacité de recul vantées par une majorité de DRH : de nombreux salariés estiment toujours que les travailleuses seniors manquent de dynamisme ou revendiquent un salaire trop élevé.

https://www.keljob.com/editorial/actu-de-lemploi/fil-actu/detail/article/pour-en-finir-avec-les-discriminations-des-femmes-de-plus-de-45-ans.html

forcefemmes_rapport_annuel_2014

LIRE AUSSI:

http://www.europe1.fr/economie/le-big-data-bouleverse-la-recherche-demploi-2516779