Archives pour la catégorie # Lois

Femmes en politique…après le débat

Après Femmes de pouvoir dans l’entreprise*, Femmes dans la BD *, Femmes victimes de violence et protection du Corps des femmes*, Invisibilité des femmes dans les médias (Initiative IJBA)

Nous avions choisi de débattre du sujet

Femmes en politique : en nous demandant …à quand les premiers rôles ?

Grâce à des intervenantes de grande qualité nous avons pu accéder à l’expérience « vraie » de ces élues. L’origine de leur engagement. le rôle de leur milieu – plutôt déjà sensibilisé- de leurs mentors, père ou leader, de leur cheminement, à travers un parti, un engagement personnel.

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Droits des femmes, un combat toujours actuel

…Et tout le monde s’y met !

Petit florilège des engagements divers et variés sur cette cause. Beaucoup ne sont plus formulés que sur Twitter, avec #JourneeDeLaFemme

mais les médias « traditionnels  » journaux, radios et télés, ne sont pas en reste.

Il y a de quoi s’occuper toute une journée. Bonnes lectures.

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Le délit d’entrave à l’IVG adopté par la Parlement

Le délit d’entrave à l’IVG a été définitivement adopté par le Parlement ( députés et sénateurs)

Lire :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/02/16/le-delit-d-entrave-a-l-ivg-definitivement-adopte-par-le-parlement_5080652_3224.html

http://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/le-delit-d-entrave-a-l-ivg-sur-internet-definitivement-adopte-par-le-parlement_2062525.html

Qu’est ce que faire entrave ?

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Le corps des femmes et la loi française : pas de discrimination positive…

DÉBAT MÉDIACTUELLES / BARREAU DE BORDEAUX/ASSOCIATIONS DES DROITS DES FEMMES

Difficile de résumer les débats. Cette rencontre des femmes avec les représentantes du Barreau de Bordeaux, à l’initiative de Médiactuelles, a été en tous points atypique ! Sous le signe de la parole libérée. Et de ce fait, dès l’introduction de la vice-bâtonnière Me Françoise Casagrande, le coup d’envoi d’un échange nourri, d’un véritable bouillonnement.

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…mais de récents progrès largement dus à l’action des associations de femmes,

et à l’ouverture des acteurs concernés, police, gendarmerie, médecine légale, pouvoirs publics, barreaux des avocats…

De fortes personnalités – comme la sociologue Laetitia César-Franquet, les représentantes du Planning familial, du Collectif des femmes, des Femmes Solidaires, autour de Joe Mercier, présidente de Solidarité Femmes Bassin – ont pu prendre la parole et surprendre par la force de leurs informations et de leurs convictions.

Grâce à elles, le débat a permis de tordre le cou à tous les préjugés, à envisager ce qu’on pourrait appeler les « nouvelles tendances », viols de masse, « féminicide », autant de réalités méconnues.

Le corps des femmes est-il protégé par la loi ?

La réponse pourrait être « non ». Mis à part quelques points du code du travail ( pénibilité ou maternité), la loi française repose sur un seul et unique postulat : l’égalité absolue, l’indifférenciation, entre personnes du genre humain. Elle ne fait aucune distinction entre les sexes, de même qu’entre les origines, les couleurs de peau. C’est ce qu’a rappelé avec force Me Anne Cadiot-Feidt, ancienne bâtonnière…par parenthèse, première femme figurant en ultime position sur la longue liste du tableau qui tapisse en partie la grande salle du barreau.

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Au fond, la France, à cet égard, souffrirait d’avoir été la pionnière des Droits de l’Homme !…bien ceux du « genre humain » et non d’un genre, masculin, en particulier. En effet, du point de vue féministe, la situation peut apparaître insatisfaisante.

Me Cadiot-Feidt rappelle que ces distinctions entre genres sont plutôt le fait de sociétés où elles vont de pair avec la permanence du poids social des religions. De sociétés qui ne se réclament- en tout cas- pas de La République.

Dans ce cadre, la protection des femmes vis à vis d’agressions à connotation sexiste ou sexuelle répond-elle bien à la nécessité des situations ?

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Premier constat : Les cas signalés sont nombreux ( rappel du 3919), en augmentation… apparente ? Selon la sociologue, le nombre d’appels ou de plaintes augmente fortement lors des campagnes de sensibilisation. Or les actions de sensibilisation sont en forte augmentation. Opérations dans les transports, tram et train, pour l’agglomération bordelaise, des questionnaires sont distribués. Plus de 85% de femmes déclarent avoir été confrontées à un geste, une parole « déplacés », voire une agression qualifiée !

Me Cadiot-Feidt de rappeler que contrairement aux idées reçues, les actes de violence sont aussi, voire plus nombreux, dans les pays nordiques, pourtant réputés pour leur haut degré d’évolution. La face cachée que révèle certains romans à succès n’en est pas moins sombre. Les violences faites aux hommes aussi, glisse t’elle au passage. On aura remarqué ses brillantes envolées, empreintes de réflexion mais aussi de bon sens, d’une liberté de ton certaine et de  profondeur politique !

 » Les violences faites aux femmes, ne sont pas de simples agressions, Dans certains cas ce sont des actes politiques insupportables ! cf le féminicide  »

« L’amour, le sexe, il faut le raconter aux enfants avec simplicité comme une chose naturelle, belle, une source de vie… »  Autant que la règle absolue du respect de l’humain, cela aussi contribuera à faire baisser le taux des violences liées au mal être et aux préjugés.

Deuxième constat : les femmes victimes ont des difficultés à raconter, à porter plainte. Elle sont besoin d’assistance. Les associations féminines sont leur meilleur atout, rappelle et conseille Me Cadiot-Feidt. Par leur travail militant, elles ont un rôle essentiel à jouer. Et elles sont prises au sérieux.

IMG_0990La preuve avec Joe Mercier et sa fédération, et certaines intervenantes dans la salle, les succès de l’important travail de sensibilisation fait auprès de la Police et de la Gendarmerie, pour rendre décent, pour humaniser l’accueil fait aux victimes ( rapidité, discrétion, compassion …). Ce travail, estime la représentante du Bassin d’Arcachon, porte ses fruits. Au Cap-Ferret – ce n’est qu’un exemple- les jeunes gendarmes sont attentifs et assistent même aux travaux de l’association. Le Commissariat d’Arcachon est ouvert au fait de s’organiser de même. Et rien n’interdit à d’autres villes, d’autres régions, d’en faire autant.

Certaines participantes demandent si d’autres pays offrent une protection supérieure. Si certaines dispositions pourraient être introduites avantageusement en France.

Laetitia César-Franquet cite l’exemple espagnol. Avec la création de tribunaux spécialisés ( reporté par France Inter), aucun pays n’est jamais allé aussi loin. Autant de « conquêtes » qui pourraient être remise en question par une nouvelle majorité politique.

Formation, spécialisation, de tous les acteurs en présence, sont évoquées.

La nature profonde de la loi française, non « sexuée », ne doit pas être une source de malentendu et d’aspirations contradictoires : c’est toute la question de la discrimination positive.

En France, ce concept se heurte dans d’autres domaines, avec la loi de La République.  Mais la preuve a été faite que des dispositions, par le biais de moyens ( aide juridictionnelle), de prise de conscience, de formation, peuvent concourir à améliorer la situation.

  • A la tribune de Gauche à droite, Joe Mercier, Me Anne Cadiot-Feidt, Me Françoise Casagrande, Laetitia César-Franquet, Jean Michel Desplos ( MC Courtioux)

Médiactuelles remercie vivement les oratrices, les témoins,  toutes les participantes. Bien consciente de n’avoir qu’effleuré le sujet*, mais en tout cas d’avoir favorisé le débat, la rencontre et l’information.

Merci à Jean-Michel Desplos qui par son style bienveillant et cool a su favoriser le dialogue d’emblée. 

Merci à tous ceux et celles qui voudront bien ajouter commentaires, et précisions dans la fenêtre ad hoc.

Merci au Barreau de Bordeaux de son accueil : par son prestige et la richesse de sa contribution, il a fortement favorisé le succès de l’événement…dans une salle comble.

Dès réception nous publierons l’intervention liminaire de Me Casagrande, vice bâtonnière.

  • Ainsi ont été cités le nouveau divorce sans juge – les féministes sont plutôt méfiantes, voire hostiles / La prostitution : précision importante des avocates: le corps ( en général, et des femmes en particulier) n’est pas à vendre, car la loi ne prend en considération que les morceaux du corps qui pourraient être prélevés ( ex vente d’organes strictement interdite en France) / Procréation pour autrui, etc.

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