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La place des femmes au sein des médias : pour que cela évolue… 

Bien que prompts à dénoncer, souvent avec efficacité d’ailleurs, le sexisme ordinaire dans les entreprises et les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, les médias ne sont pas pour autant plus vertueux que d’autres secteurs industriels.

Le genre, semble –t-il, est encore une donnée déterminante sur la possibilité d’être nommé à un poste clé au sein de la direction d’une rédaction en particulier en presse écrite et de nombreuses études et enquêtes chiffrées ont déjà largement confirmé cette situation.

Aujourd’hui pourtant, un mouvement semble s’enclencher. Les femmes journalistes sont nombreuses à se mobiliser dans les rédactions et à interpeller leur direction. La dernière grande conférence des métiers du journalisme (CNMJ) qui s’est tenue fin janvier à la Sorbonne sur le thème « Femmes, hommes, modes d’emploi dans les médias » a largement pointé les enjeux d’une meilleure répartition des postes de pouvoir au sein des médias et cette question sera également abordée lors des Assises internationales du journalisme et de l’information qui auront lieu en mars prochain à Tours.

Les remous ne sont pas encore retombés. Les femmes journalistes du Parisien qui ont signé la candidature spontanée au poste de rédactrice en chef lancée mi-janvier pour protester contre le manque de parité à la direction, se sont désormais constituées en collectif. Les « cheffes du Parisien » n’ont pas l’intention de s’arrêter là.

Autre exemple encourageant, la volonté de l’Agence France Presse qui s’est engagée, début 2018, pour une meilleure représentation des femmes dans sa production. Oui, les situations peuvent évoluer, même si cela avance lentement comme le montre la grande et très intéressante enquête que vient de publier Juliette Gramaglia sur le site d’Arrêt sur images (réservé aux abonnés)

Montrer l’invisibilité des femmes à la tête des médias est une première étape importante, une étape nécessaire pour qu’enfin, on puisse passer à l’étape suivante, celle du changement.

Marie-Christine Lipani

Etes-vous « audiodigital-e » ?

Qui écoute quoi, la radio, la musique, les podcasts… et sous quelle forme, sur quel outil ?

“Cette première étude sur l’Audiodigital réalisée avec l’institut CSA est passionnante. Elle nous permet de mettre en avant la réalité des usages des Français autour des contenus audio et d’identifier des profils et des modes de consommation précis. Nous pouvons dès lors nous appuyer sur ces résultats pour proposer des formats de publicité créatifs et plus performants aux annonceurs. L’Audiodigital se singularise pour devenir aujourd’hui un territoire media à part entière qui compte dans le paysage audiovisuel français”, déclare Jean-Pierre Cassaing, Directeur du Pôle Audio d’Havas Group.

En effet, pas besoin de faire de commentaires. C’est pourquoi on vous la livre en brut…(super infographie)

2 Français sur 3 consomment de l’Audiodigital !

Avec infographie à l’appui.

Les contenus audios en ligne ont la cote dans le paysage audiovisuel français. Radio, plateformes de streaming ou podcasts, l’Audiodigital progresse sensiblement dans la consommation media des Français. Et pour preuve, le pôle Audio d’Havas Group (France) et CSA publient aujourd’hui

une étude exclusive menée en septembre dernier auprès de 2 011 personnes de 13 à 64 ans.

L’étude s’intéresse aux habitudes des Français en matière d’audio et met en évidence leur fort intérêt pour ces contenus qui font désormais partie de leur quotidien : 91% en écoutent au moins

2 à 3 fois par mois et 66% des Français de manière digitale.

L’ensemble des moyens d’écoute de contenus audio ont été étudiés : la radio, dans sa consommation « classique » comme dans son écoute via des supports digitaux, les webradios, les plateformes de streaming, mais également les podcasts. Et l’ensemble des équipements ont été

analysés : autoradio, poste radio, mobile, ordinateur, etc.

Les principaux chiffres de l’étude dans une infographie

Cette étude, dont les principaux résultats sont présentés dans l’infographie ci-jointe, permet notamment de palier au déficit de données sur les nouveaux modes de consommation de l’audio

et d’en révéler l’importance.

A retenir :

  • 91% des Français consomment des contenus audio (au moins 2 à 3 fois par mois)
  • 81% écoutent la radio : 79% de manière classique et 38% via Internet
  • 66% consomment de l’audio de manière digitale (streaming, radio sur Internet, webradios,podcasts…)
  • 12% ont des pratiques exclusivement digitalesLes contenus audio et la musique accompagnent les moments du quotidien :
  • 64% écoutent pendant le ménage
  • 54% en cuisinant
  • 41% dans la salle de bain
  • • 37% en faisant du sport

    Les 6 tribus de l’audio en France :

    Havas Media et CSA ont analysé en détail les comportements de 6 groupes de Français, selon les contenus et les modes de consommation utilisés. Une typologie des usages et pratiques audio

    émerge autour de 6 profils :

    • Les Radio Ga Ga (32%) : proches de la moyenne des Français en termes d’équipements et d’usages, la radio et la TV demeurent leurs principaux modes d’accès à la musique au quotidien.
    • Les Neo Radio Digital (21%) : des citadins de moins de 35 ans qui ne peuvent se passer de musique au quotidien, notamment en streaming avec leur smartphone.
    • Les Radiostatic (20%) : plutôt âgés et en retrait vis-à-vis de la musique, ils écoutent essentiellement la radio de manière passive (en voiture ou chez eux sur un poste de radio).
    • Les Audio Addict (10%) : des personnes ayant moins de 35 ans multi-équipées et toujours connectées qui écoutent de la musique et des contenus audio via de multiples moyens digitaux.
    • Les Enjoy the Silence (9%) : des individus souvent inactifs, très peu équipés et très peu sensibles à la musique ou à tout autre contenu audio.
    • Les Audiodigital Native (8%) : des lycéens / étudiants très digitaux, qui écoutent de la musique en streaming sur leur smartphone, partout et tout le temps.

    “Cette première étude sur l’Audiodigital réalisée avec l’institut CSA est passionnante. Elle nous permet de mettre en avant la réalité des usages des Français autour des contenus audio et d’identifier des profils et des modes de consommation précis. Nous pouvons dès lors nous appuyer sur ces résultats pour proposer des formats de publicité créatifs et plus performants aux annonceurs. L’Audiodigital se singularise pour devenir aujourd’hui un territoire media à part entière qui compte dans le paysage audiovisuel français”, déclare Jean-Pierre Cassaing, Directeur du Pôle Audio d’Havas Group.

    À propos d’Havas Group

    Havas est l’un des plus grands groupes de communication du monde. Créé à Paris en 1835, le Groupe emploie aujourd’hui

    20 000 personnes dans plus de 100 pays. Havas Group se veut être le Groupe de communication le plus avancé dans la mise en relation des marques et des consommateurs via la créativité, l’expertise média et l’innovation. Havas est également le Groupe le plus intégré du secteur : son modèle fondé sur les Havas Villages où sont regroupés dans les mêmes locaux la plupart des équipes créatives et médias est au coeur de la stratégie Together. Il favorise les synergies pour les clients et permet de mieux répondre à leurs besoins.

    De plus amples informations sur le Groupe Havas sont disponibles sur le site Web de la société: http://www.havasgroup.com

    A propos de CSA

    Institut de référence des études marketing et d’opinion depuis 40 ans, CSA apporte aux entreprises et institutions une compréhension fine des comportements des consommateurs pour appréhender leurs besoins, analyser leurs environnements, anticiper leurs évolutions et identifier les leviers d’engagement au profit d’une prise de décision éclairée. Multi-secteur, résolument tourné vers le croisement de la data sous toutes ses formes, CSA s’est spécialisé sur l’appréhension de l’expérience utilisateur, le forecasting et l’évaluation d’actions de communication. CSA, Consumer Science & Analytics, fait partie du groupe Havas depuis octobre 2015.

    https://www.csa.eu/fr/home

Impunité zéro: nos consoeurs publient

 

Violences sexuelles en temps de guerre, l’enquête inédite !

Un travail collectif sur les violences sexuelles en temps de guerre

Avec l’accord de l’auteur et du Club de la presse de Bordeaux, Nous relayons ce compte rendu de la présentation de l’ouvrage collectif de nos consoeurs. Travail d’enquête auquel ont participé Ariane Puccini et Cécile Andzjeweski, promotion IJBA 2013.

 

 

Violences sexuelles : enquêtes sur les chemins de l’impunité

Deux des membres du collectif, Ariane Puccini et Cécile Andzjeweski (à droite), ont enquêté sur les mécanismes de l’impunité. (Photo club de la presse de Bordeaux)

 

Par Richard Hecht, secrétaire général du Club de la Presse de Bordeaux

« Impunité zéro » est le titre d’une campagne de sensibilisation contre les violences sexuelles en temps de guerre à partir de témoignages recueillis par une équipe de femmes journalistes. Un livre, des pétitions et un film d’animation bientôt déclinent cette mobilisation originale.

La guerre n’est jamais propre mais certaines armes laissent des blessures profondes dans les corps et dans l’âme des victimes contre lesquelles elles ont été tournées. Parmi celles-ci, les violences sexuelles commises en temps de guerre, restent parmi les plus pratiquées sur les champs de bataille. Pour traiter ce sujet et en faire un sujet de société sous le slogan-titre « Impunity zéro » (Impunité zéro), a_BAHN, une jeune société basée au Luxembourg qui associe le documentaire de création, du cinéma d’auteur, du nouveau média, de la réalité virtuelle, s’est tourné vers le collectif de journalistes pigistes indépendants Youpress.


Neuf jeunes femmes journalistes et  deux stagiaires ont relevé le défi en participant à cette œuvre collective, dont Ariane Puccini, membre du pôle pigistes du Club de la presse de Bordeaux et Cécile Andzjeweski, ancienne étudiante de l’IJBA Bordeaux-Aquitaine. Leur chantier : « raconter les mécanismes de l’impunité à travers des conflits contemporains et les violences d’État. » Dans cette forme de journalisme activiste ou alternatif, version XXI e siècle, le point de vue adopté par a_BAHN   pour « Impunité zéro »a été  de partir, explique Ariane Puccini  » d’une violence presque admise, toujours d’actualité, avec des moyens  pour la punir mais avec des réponses qui ne viennent pas ».

Six grandes enquêtes comme base de départ

Impunité  zéro se décline sur plusieurs supports à partir de six grandes enquêtes d’investigation menées sur ou près de zones de conflits (Ukraine, en Syrie, aux États-Unis, en  Centre Afrique et en France) et au sein de grandes institutions (ONU, Cour pénale internationale, CPI).

Réalisés à partir de documents, de témoignages recueillis auprès de victimes encore traumatisées et de lanceurs d’alerte, les articles furent publiés tout au long de 2017  par Médiapart et une douzaine de publications internationales (en allemand, espagnol, italien, néerlandais, anglais, arabe). Ces enquêtes ont servi à lancer trois campagnes de pétition via Change.org  (400 000 signatures, pour dénoncer les violences sexuelles sur des mineurs, contre celles exercées en Afghanistan et en Irak par des soldats américains, pour une meilleure formation des soldats français en Centre Afrique après l’opération Sandaris et les accusations de viols sur des enfants).
Ces pétitions furent à la base d’une manifestation virtuelle (une marche interactive en 3D) à partir des signatures. Pour la projeter,  les murs du ministère de la Défense, ceux de l’ONU, en Ukraine) avaient été retenus.
Dernier volet de l’opération Zéro Impunité : un film d’animation documentaire de 70 minutes à venir, réalisé par Mélusine Productions, pour mieux dénoncer une justice internationale sclérosée, partie notamment traitée par Ariane Puccini auprès d’anciens responsables de la CPI. L’ancien vice-président congolais  Jean-Pierre Bemba Gombo a été déclaré coupable en mars 2016 de deux chefs de crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois chefs de crimes de guerre (meurtre, viol et pillage). Ces crimes ont été commis en République centrafricaine en 2002-2003 par des hommes du Mouvement de Libération du Congo (MLC). La CPI, depuis sa création en 2002 a prononcé sa première condamnation qu’en 2012, regrette la Bordelaise or poursuit-elle « quand le pays ne veut pas condamner les violences sexuelles, la CPI peut. »

Paroles discréditées, enfouies, viols considérés comme des actes au service de la nation (Ukraine)…Cécile Andzjeweski témoigne. Elles sont allées au plus près : en Jordanie, en Turquie pour rencontrer victimes et bourreaux. Ce furent des moments éprouvants, enrichissants, dit-elle, une aventure collective distinguée par des prix (Bayeux Calvados, Fipa d’or en 2017) , avec pour l’instant peu de traduction dans les faits : une audience au ministère de la Défense en France, un projet de loi abordé à la rentrée en Ukraine.

« Impunité zéro, violences sexuelles en temps de guerre, l’enquête ». Éditions Autrement. 17,90€.

ONPC, avec larmes, censure, et sans talent

Déferlement d’invectives sur Twitter. La colère de Christine Angot et son départ du plateau d’On n’est pas couché ( 30 septembre 2017)ne passe pas. La façon qu’elle a eue d’agresser l’invitée Sandrine Rousseau, venue parler de son livre et de son action « Parler », de la faire fondre en larmes, n’est pas passée dans le public de l’émission et pas non plus sur les réseaux.

Bataille sur ce que dit la loi : agression sexuelle,  et viol s’il n’y a pas de consentement, dit Sandrine Rousseau. Et elle dénonce:

« En France, on estime que les femmes sont a priori consentantes ».

Où tout dérape c’est lorsque Yann Moix se met à décortiquer et interprèter la déclaration de Denis Baupin, l’homme concerné par la plainte rejetée, lorsqu’il affirme que l’agresseur ( qualifiable pénalement mais exonéré par la prescription), par ses explications, avoue en réalité son méfait et commet une sorte de suicide politique. A côté de la plaque en la circonstance hautement chargée en émotion.

A ce moment là, Christine Angot monte sur ses grands chevaux lorsqu’elle entend l’auteur(e) énoncer : il faut « Former pour accueillir la parole ».  Elle s’élève contre la démarche et dénie à Sandrine Rousseau le droit de parler au nom de toutes les femmes et surtout de politiser la question.

Yann Moix se pose en critique littéraire,  évacuant tout l’humain et définissant la « parole de l’écrivain », opposée au « témoignage » : pour lui ce livre est « un discours ».

Christine Angot en rajoute une couche. « On me propose de signer des tribunes dans les journaux… de participer à des films où des femmes viendront raconter ce qui leur est arrivé : je refuse toujours parce qu’il y a une sorte de figure imposée ! Je refuse de me positionner en victime. Je suis une personne ». Elle dénonce les mises en scène misérabilistes …  canapé élimé et défoncé, comme une volonté de traduire dans le décor « une laideur qui déshonore des femmes qui ont été déshonorées » …Quant aux associations, elles ne font pas autre chose que « des recherches de procédures »…Et de s’en prendre à la féminisation du vocabulaire … Or selon C.A., « les mots, c’est plus important que les procédures. »

Réponse de Sandrine Rousseau : « Ce sujet est tellement complexe, à vif quand on l’a vécu… il n’y a pas de bonne méthode pour le dénoncer » et faire avancer les choses. « Je ne me résous pas » …à ce que cette situation, ce tabou perdure, ou au silence dans les partis politiques …

Laquelle des deux femmes suivre :  celle qui recadre, affirme que le viol est une épreuve solitaire, un drame qui doit rester intime ou donner matière à oeuvre littéraire ; ou celle qui tente avec quelque  naïveté de faire comprendre qu’elle a voulu témoigner et non faire oeuvre littéraire,  que son cas n’est pas isolé, et qu’il est temps que la société s’en mêle ?

Arguments rencontrés sur les réseaux : Christine Angot, écrivain recalé…jusqu’au jour où elle utilise l’inceste dont elle a été victime pour atteindre la notoriété ! Sandrine Rousseau « porte-parole » des femmes sans voix ? Qui se ferait mousser sur une sorte de fond de commerce ?

Personnellement, je me garderai de trancher. Je les ai trouvées toutes les deux blessées grièvement – blessure à fleur de peau- et réagissant chacune selon son tempérament et sa conscience politique. La première foncièrement hostile, irritée par ce qu’elle appelle un « blabla » idéologique du féminisme, au point de se fermer avec violence à toute compassion. La seconde, sans aucun doute sincère, mais en effet tombant dans le piège d’un nouveau conformisme de langage, plutôt que de laisser parler les mots du coeur et de la révolte ?

C’est le clash. On crie, on pleure… et franchement c’est cela qui est le plus tragique. Que deux victimes en viennent à s’affronter sur des questions de forme.

Car l’adversaire, c’est l’agresseur, et c’est la loi qui prévoit la prescription pour ce qui est désormais reconnu comme un crime.

Le parquet de Paris a annoncé lundi dans un communiqué que l’enquête préliminaire visant le député Denis Baupin avait été classée sans suite «pour prescription». Bien que les accusations de harcèlement sexuel par des collaboratrices du député ont pu être «corroborées» et que certains témoignages étaient «susceptibles d’être qualifiés pénalement», les faits sont prescrits. ( Libération, 6 mars 2017)

Les objections de Christine Angot – ouvrant un débat sur le bien-fondé d’une victimisation – valaient mieux que de battre rageusement en retraite. Le combat de Sandrine Rousseau vaut mieux que des larmes qui trahissent la faiblesse alors que la cause est forte et juste.

Blessure des deux côtés, souffrance évidente. Regard et commentaires compassés ou étrangement décalés et sans humanité des causeurs de plateau…

C’est aussi le principe de ce genre d’émission qui est en cause. On joue avec le feu ! Et dès qu’il embrase la scène, on appelle la censure comme pompier. Il fallait oser montrer la sortie d’Angot. Elle a fait partie de l’émission. On aurait pu voir si c’était du théâtre, un effet de tragédienne à la Sarah Bernhardt… ou juste un repli pitoyable, une vexation chronique à se voir privée de l’exclusivité de cette cause : le viol des femmes.

Loi ou service public, il n’y a pas de quoi être fier… et les deux institutions feraient bien de se poser le problème.

Pour la loi c’est simple : quand le justifiable n’est pas entendu et défendu, c’est la tentation de se faire justice. Trop d’exemples douloureux.

Quant à l’émission, elle ne vaut que par le talent, l’humanité des chroniqueurs et la sincérité des débats… Or il n’y a pas eu de talent, ni chez Angot, ni chez Moix… et il y a eu censure… c’est encore pire !

Marie Christiane Courtioux

http://www.rtl.fr/culture/medias-people/on-n-est-pas-couche-la-sequence-ou-angot-quitte-le-plateau-ne-sera-pas-diffusee-7790292976

Tous et toutes AVEC FIP !

Mesdames, Messieurs,
Fip est en grève demain, mardi 27 juin sur toutes ses fréquences pour dénoncer la fin programmée des locales de Bordeaux/Arcachon, Nantes/Saint-Nazaire et Strasbourg.
Dans ce cadre, vous voudrez bien trouver ci-après une lettre ouverte adressée à Mme la Ministre de la Culture, Françoise Nyssen, et au PDG de Radio France, Mathieu Gallet. Les plus de 35.000 signataires de la pétition « Fip Toujours! », les innombrables structures culturelles, artistes, maires, conseillers départementaux, régionaux, élus de tous bords, ne resteront pas sans réagir à ce terrible recul de la qualité du service public d’information de proximité.
Vous avez quelques éléments complémentaires…

– le texte qui annonce la suspension exceptionnelle du CCE de Radio France en pleine séance: 2017.05 Suspension CCE

– le texte du préavis de grève:
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ETAT DES LIEUX DE LA MOBILISATION
Du côté politique, mobilisation unanime
A noter lors de la dernière vague de signatures en pleine campagne présidentielle celles des maires de Bordeaux (M. Alain Juppé), Nantes (Mme Johanna Rolland), Saint-Nazaire (M. David Samzun), Strasbourg (M. Roland Ries), mais aussi des signatures des Conseils Généraux, des députés (qui ne sont plus en poste pour la plupart, nous allons prendre contact avec leurs successeurs).
Locales de Fip: élu-e-s et collectivités écrivent à Radio France et à ses tutelles
https://www.facebook.com/FipToujours/
( Collectif d’auditeurs)

Du côté des auditeurs: + de 35.200 signataires de la pétition sur change.org et des milliers de signatures papier
Le lien vers la pétition… : http://www.change.org/FipToujours

Une revue de presse éloquente
Fip Toujours – Revue de Presse 2017
https://www.facebook.com/notes/fip-toujours/fip-toujours-revue-de-presse-2017/1837414993175915/
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LETTRE OUVERTE du 26 Juin 2017
Dans le cadre de la Grève nationale de Fip Mardi 27 Juin 2017
Avenir des locales de Fip: lettre Ouverte à Madame Françoise Nyssen, Ministre de la Culture et à Monsieur Mathieu Gallet, PDG de Radio France

Madame la Ministre,
Monsieur le Président Directeur Général,
Le réseau FIP de Radio France couvre aujourd’hui 10 agglomérations dont 5 bénéficient d’une animation locale. Toutes ont en commun une programmation musicale que le monde entier nous envie pour son éclectisme et son importante part de découverte.
Fip Paris consacre son antenne à des commentaires sur la musique, de l’autopromotion (émissions thématiques du soir, événements spéciaux, site internet…), de l’info sur des événements en Ile de France et quelques informations régionales à portée nationale, que l’on entend aussi à Marseille, Toulouse, Montpellier et Rennes ou sur le site web.
Fip Bordeaux / Arcachon, Fip Nantes / Saint Nazaire, ainsi que Fip Strasbourg se concentraient, elles, tous les jours de 7h à 19h, principalement sur les informations culturelles et associatives de leurs régions respectives, dans lesquelles elles sont ancrées depuis plus de 40 ans. Les programmes des locales de Fip sont accessibles aussi sur le net, mais le chemin pour y accéder est complexe. Cela dit, les auditeurs sont toujours plus nombreux et, le 30 janvier 2017, Madame Anne Sérode, la future ex-directrice nationale de Fip, félicitait les animatrices pour leurs bons résultats d’audience : Bordeaux 4,3 (+1), Nantes 4,1 (+0,7), Strasbourg 5,3 (+1,4).
Sans qu’une motivation économique n’en soit la cause, la direction de Radio France a décidé de renoncer à sa mission de service public de proximité et de supprimer dès que possible l’animation locale. Le but : uniformiser le réseau pour faire de Fip un programme neutre et unique à vocation mondiale, décliné sur le net en y multipliant les sous-programmes spécialisés par styles de musique, à l’opposé de l’esprit originel ouvert et métissé de Fip et au mépris de l’intérêt de l’auditeur et de l’information sur le foisonnement culturel en région. Les petites et grandes structures culturelles témoignent pourtant chaque jour de l’influence des Fip locales sur la bonne fréquentation des événements qu’elles créent. On sait d’ailleurs à quel point la mobilisation pour défendre les « fipettes » est systématique et massive.
Mais une nouvelle menace claire est apparue en Comité central d’entreprise le 21 juin: une possible disparition rapide des locales se profile et, d’une manière immédiate, le temps d’antenne de Fip Nantes/ Saint-Nazaire serait divisé par deux au 1er septembre.
La totalité des syndicats de Radio France a donc déposé un préavis de grève pour ce mardi 27 juin 2017.
Cette menace est d’autant plus incompréhensible que des auditeurs de plus en plus jeunes, et des élus politiques de tous bords (fait rare) ont signé la pétition « Fip Toujours! » sur Change: http://www.change.org/fiptoujours. Ils sont plus de 35.000 à ce jour. S’ajoutent à ces signataires virtuels, mais motivés, des milliers de soutiens « papier ». La fronde interne est identique: tous les élus de Radio France dénoncent le plan « d’évolution » de Fip, qui marque le recul du service public en milieu urbain. Tous sont unanimes pour reconnaître que, sur une programmation musicale globale, ouverte sur le monde, les locales de Fip incitent à agir local, valorisent la culture et les talents émergents, encouragent la curiosité, développent l’économie de la connaissance, créent de la richesse, du partage. On sait tous aujourd’hui à quel point Fip contribue à cette nécessité devenue vitale pour nos démocraties: recréer du lien.
Vous-même, Madame la Ministre, avez hautement affirmé cette nécessité lors de l’inauguration du Musée d’art à Nantes vendredi dernier. Vous disiez en substance: « je serai la ministre de la Culture dans les territoires, car c’est un véritable outil de cohésion ».
Vous-même, Monsieur le Président Directeur Général, vous êtes engagé à préserver la « pépite Fip ».
Révolutionnaire à sa création, Fip, dans sa déclinaison locale, s’avère donc indispensable aujourd’hui. C’est pourquoi, nous demandons le développement et la pérennisation de son réseau dans les grandes villes de France. Les locales de Fip sont les multiples facettes d’un diamant universel… pourquoi le réduire en poussière?
Nous vous remercions, Madame la Ministre, Monsieur le PDG d’aimer la culture avec nous tous, dans sa belle et riche diversité sur tout le territoire.
Les élus locaux, les élus de Radio France, les auditeurs, partenaires culturels et personnels des locales de Fip

 

Derrière la polémique…débats et initiatives

En cette période très politique, difficile de passer entre les gouttes. Il n’est pas dans la vocation de Médiactuelles de prendre parti. Et donc rappelons notre position :

Féminisme : EGALITE, ni plus ni moins.

Société, Santé, Religion : LAICITE, ni plus ni moins.

Travail : Ecole de la République, ni ségrégation, ni discrimination, ni favoritisme, soit :  EGALITE de chances, de protection et de promotion, ni plus ni moins.

Marie Christiane Courtioux

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La fédération internationale des journalistes se joint à une coalition contre la violence sexiste au travail

Les syndicats du monde demandent une convention de l’OIT ( organisation internationale du Travail )  pour arrêter la violence sexiste au travail.

Extrait:

Le risque d’être confronté à la violence est souvent plus élevé dans le secteur du journalisme et des médias. Pour les femmes journalistes, la violence et l’intimidation ne surviennent pas que dans les zones de conflit, mais font partie du quotidien.

http://www.ifj.org/nc/fr/news-single-view/backpid/238/article/unions-worldwide-demand-an-ilo-convention-to-stop-gender-based-violence-at-work/

Droits des femmes, un combat toujours actuel

…Et tout le monde s’y met !

Petit florilège des engagements divers et variés sur cette cause. Beaucoup ne sont plus formulés que sur Twitter, avec #JourneeDeLaFemme

mais les médias « traditionnels  » journaux, radios et télés, ne sont pas en reste.

Il y a de quoi s’occuper toute une journée. Bonnes lectures.

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