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Impunité zéro: nos consoeurs publient

 

Violences sexuelles en temps de guerre, l’enquête inédite !

Un travail collectif sur les violences sexuelles en temps de guerre

Avec l’accord de l’auteur et du Club de la presse de Bordeaux, Nous relayons ce compte rendu de la présentation de l’ouvrage collectif de nos consoeurs. Travail d’enquête auquel ont participé Ariane Puccini et Cécile Andzjeweski, promotion IJBA 2013.

 

 

Violences sexuelles : enquêtes sur les chemins de l’impunité

Deux des membres du collectif, Ariane Puccini et Cécile Andzjeweski (à droite), ont enquêté sur les mécanismes de l’impunité. (Photo club de la presse de Bordeaux)

 

Par Richard Hecht, secrétaire général du Club de la Presse de Bordeaux

« Impunité zéro » est le titre d’une campagne de sensibilisation contre les violences sexuelles en temps de guerre à partir de témoignages recueillis par une équipe de femmes journalistes. Un livre, des pétitions et un film d’animation bientôt déclinent cette mobilisation originale.

La guerre n’est jamais propre mais certaines armes laissent des blessures profondes dans les corps et dans l’âme des victimes contre lesquelles elles ont été tournées. Parmi celles-ci, les violences sexuelles commises en temps de guerre, restent parmi les plus pratiquées sur les champs de bataille. Pour traiter ce sujet et en faire un sujet de société sous le slogan-titre « Impunity zéro » (Impunité zéro), a_BAHN, une jeune société basée au Luxembourg qui associe le documentaire de création, du cinéma d’auteur, du nouveau média, de la réalité virtuelle, s’est tourné vers le collectif de journalistes pigistes indépendants Youpress.


Neuf jeunes femmes journalistes et  deux stagiaires ont relevé le défi en participant à cette œuvre collective, dont Ariane Puccini, membre du pôle pigistes du Club de la presse de Bordeaux et Cécile Andzjeweski, ancienne étudiante de l’IJBA Bordeaux-Aquitaine. Leur chantier : « raconter les mécanismes de l’impunité à travers des conflits contemporains et les violences d’État. » Dans cette forme de journalisme activiste ou alternatif, version XXI e siècle, le point de vue adopté par a_BAHN   pour « Impunité zéro »a été  de partir, explique Ariane Puccini  » d’une violence presque admise, toujours d’actualité, avec des moyens  pour la punir mais avec des réponses qui ne viennent pas ».

Six grandes enquêtes comme base de départ

Impunité  zéro se décline sur plusieurs supports à partir de six grandes enquêtes d’investigation menées sur ou près de zones de conflits (Ukraine, en Syrie, aux États-Unis, en  Centre Afrique et en France) et au sein de grandes institutions (ONU, Cour pénale internationale, CPI).

Réalisés à partir de documents, de témoignages recueillis auprès de victimes encore traumatisées et de lanceurs d’alerte, les articles furent publiés tout au long de 2017  par Médiapart et une douzaine de publications internationales (en allemand, espagnol, italien, néerlandais, anglais, arabe). Ces enquêtes ont servi à lancer trois campagnes de pétition via Change.org  (400 000 signatures, pour dénoncer les violences sexuelles sur des mineurs, contre celles exercées en Afghanistan et en Irak par des soldats américains, pour une meilleure formation des soldats français en Centre Afrique après l’opération Sandaris et les accusations de viols sur des enfants).
Ces pétitions furent à la base d’une manifestation virtuelle (une marche interactive en 3D) à partir des signatures. Pour la projeter,  les murs du ministère de la Défense, ceux de l’ONU, en Ukraine) avaient été retenus.
Dernier volet de l’opération Zéro Impunité : un film d’animation documentaire de 70 minutes à venir, réalisé par Mélusine Productions, pour mieux dénoncer une justice internationale sclérosée, partie notamment traitée par Ariane Puccini auprès d’anciens responsables de la CPI. L’ancien vice-président congolais  Jean-Pierre Bemba Gombo a été déclaré coupable en mars 2016 de deux chefs de crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois chefs de crimes de guerre (meurtre, viol et pillage). Ces crimes ont été commis en République centrafricaine en 2002-2003 par des hommes du Mouvement de Libération du Congo (MLC). La CPI, depuis sa création en 2002 a prononcé sa première condamnation qu’en 2012, regrette la Bordelaise or poursuit-elle « quand le pays ne veut pas condamner les violences sexuelles, la CPI peut. »

Paroles discréditées, enfouies, viols considérés comme des actes au service de la nation (Ukraine)…Cécile Andzjeweski témoigne. Elles sont allées au plus près : en Jordanie, en Turquie pour rencontrer victimes et bourreaux. Ce furent des moments éprouvants, enrichissants, dit-elle, une aventure collective distinguée par des prix (Bayeux Calvados, Fipa d’or en 2017) , avec pour l’instant peu de traduction dans les faits : une audience au ministère de la Défense en France, un projet de loi abordé à la rentrée en Ukraine.

« Impunité zéro, violences sexuelles en temps de guerre, l’enquête ». Éditions Autrement. 17,90€.

Cycle Jean Pierre Melville, c’est ce soir !

Pas de littérature inutile. Pour les plus jeunes, pour tous les amateurs de cinéma, le cycle Melville proposé dès ce soir par CINE+ est un rendez-vous incontournable.

Ce soir 5 octobre, Bob le Flambeur, le premier film du réalisateur du Cercle rouge, Le Doulos, Un flic …

Tous les jeudis du 5 au 26 … programme ci dessous. MCC

http://www.cineplus.fr/mth-cine/cid1462618-cycle-centenaire-de-melville-sur-classic.html

 

Delon, Montand, Volonte, Perier, Bourvil, Reggiani…

 

Manquerait Le deuxième souffle ? et l’incomparable Lino Ventura … Paul Meurisse, Raymond Pellegrin, Michel Constantin…

Et des femmes dans un rôle qu’on désapprouverait totalement aujourd’hui ! Permet de vérifier le progrès de l’image des femmes dans le cinéma.

Brutalités : des journalistes femmes exigent le renvoi du directeur de campagne de Donald Trump

Seize femmes journalistes ont signé une lettre ouverte pour demander à Donald Trump de « virer » (fire) son directeur de campagne Corey Lewandowski.

Celui-ci est accusé d’avoir saisi et retenu (grab), voire molesté (misdemeanor battery = délit de coups et blessures) Michelle Fields, une journaliste qui tentait de s’approcher du candidat pour lui poser une question lors d’un meeting en Floride.

Female Journos Sign Letter to Fire Trump Mgr: ‘This Isn’t About Simply One Reporter’

Le geste : Lewandowski  s’est saisi du bras, ou du vêtement, de la journaliste pour la tirer en arrière. On peut le voir sur une vidéo diffusée en boucle  sur FoxNewsInsider. (Official Blog of FoxNews Channel)

Il ne sert donc à rien de nier le geste… ni de l’exagérer. Cette brutalité aurait causé des « bleus ». la justice doit le dire.

L’intimidation : Après l’épisode, y a t’il eu de surcroît des insultes, des menaces ?  Selon l’une des journalistes, Katie Pavlich, c’est même la suite qu’elle juge plus grave

Quoi qu’il en soit, c’est la grande affaire qui révolte des femmes journalistes qui suivent la campagne, y compris des journalistes classées comme appartenant à des médias « conservateurs ».

Outre cette lettre ouverte, plusieurs d’entre elles se sont exprimées à la télévision ou sur différents médias.

Leurs arguments:

« Ce n’est pas seulement un incident survenu à un reporter ! »

Michelle Fields a fait l’objet de brutalités. Parce qu’elle est journaliste et femme.

Elle a été empêchée de faire son travail de reporter. Un geste « inexcusable et non professionnel » de la part du directeur de campagne.

Un geste révélateur… et une affaire qui va plus loin : Que penser d’un futur président des Etats Unis qui pourrait tolérer de tels comportements, maintenant, et une fois à la Maison Blanche ?

 

 

 

Femmes et numérique, 5 avril, Bordeaux, Hangar 14

 

La journée d’ouverture de la Semaine digitale de Bordeaux #SDBX5, mardi 5 avril 2016, de 8h30 à 16h au H14, sera consacrée à  

« Femmes et numérique » .

Elle rassemblera une vingtaine d’intervenantes mais aussi une quinzaine d’entreprises bordelaises qui viendront présenter leurs services et produits numériques tout au long de la journée.

 

Cette journée a rassemblé en 2014 plus de 600 femmes, démontrant que le sujet du numérique au féminin intéresse, autant sur les thèmes de la formation, l’orientation des plus jeunes, la reconversion, l’organisation des entreprises, les réseaux…

Programme complet sur www.bordeaux.fr/e132378

RDV mardi 5 avril de 8h30 à 16h,

Hangar 14, 1er étage, grande scène

Tram B arrêt cours du Médoc

 

Entrée libre et gratuite pour toutes…et tous !

 

La BD en questions à la Machine à Lire : macho oui mais elle se soigne !

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En présence de :

–Marie Gloris Bardiaux Vaïente, scénariste de BD. Travaille pour différents éditeurs : Delcourt avec Isabelle La Louve de France ; Dupuis, avec des publications régulières dans Spirou…

Signataire de la charte du Collectif des créatrices de BD contre le sexisme. Docteure en histoire contemporaine et enseignante

–Sandrine Revel, auteure et illustratrice de BD, Prix Artemisia 2016 pour Glenn Gould, une vie à contretemps (ed. Dargaud, 2015).

Signataire de la charte du Collectif des créatrices de BD contre le sexisme.

–Eric Audebert, directeur artistique de l’association 9-33, organisateur du festival Regard 9, La bande dessinée autrement

 

Plateau dynamique, des points de vue complémentaires, une scénariste, une dessinatrice coloriste, un éditeur, débat animé par Marie Christiane Lipani ( présidente de Médiactuelles,  maître de conférence IJBA)

Toutes les questions ( qui fâchent) ont été posées :

-le gros couac macho du festival d’Angoulème.

-le revenu en perte de vitesse et la précarisation des autrices ( ?auteuses ? ) mais de tous les acteurs de la BD en général.

-l’impact des nouveaux médias et du digital.

Mais … ouf !  le récit d’expériences personnelles plutôt exaltantes – elles exercent l’art qui leur plait, l’écriture pour l’une, sous toutes ses formes, le dessin pour l’autre sur des formats ambitieux – l’éditeur y croit pareillement et on mettra un coup de projecteur sur le Festival qu’il va organiser…

Machine 1

LIRE AUSSI : sur RUE89 (Machine à Lire + MEDIACTUELLES )

BD : les femmes y sont encore plus en galère

Marie Gloris Bardiaux-Vaïente, scénariste de bande dessinée et membre du Collectif des créatrices de bandes dessinées contre le sexisme, est l’invitée de la Machine à Lire * pour la rencontre : « Les femmes dans la BD : mauvais genre ! », qui aura lieu ce mercredi à 18h30. Du tollé provoqué au dernier festival de la bande dessinée à Angoulême sur l’absence de femmes dans la liste des nominées pour le Grand Prix, en passant par la réalité professionnelle des auteures, elle évoque dans cet entretien la place de la femme dans la bande dessinée.

*Et de Médiactuelles !

Et dans le public – jeune…- la nouvelle tendance, les chiffres qui témoignent que les écoles accordent leur place à toutes et tous à parité, le sentiment qu’après de multiples crises, un âge d’or se prépare pour la BD (en général) et les artistes femmes en particulier, avec de nouveaux « modèles » féminins, des héroïnes qui parlent de notre temps, des champs d’imagination, de reportage, d’écriture au long cours, de témoignages, de nouveaux rêves…

On est loin du choix d’une fillette des années 50 entre le grand classique « Bécassine au pensionnat » et les « Pecos Bill » pour garçons attifés en shériffs !

L’échange s’est donc conclu sur une vraie note d’optimisme, malgré les difficultés qui touchent toutes les productions intellectuelles et artistiques.

 

Le groupe Médiactuelles remercie la Machine à Lire, Madame Des Ligneris, Mme Maud Pionica, directrice et son équipe. Le lieu est régénérescent. Il était complet ! On est heureuses !

A VENIR : Le point de vue sur l’évènement d’une jeune étudiante journaliste

Marie Christiane Courtioux

Et le macho de l’année est ?… par les Chiennes de garde

Les Chiennes de garde ont désigné leur « macho de l’année ».

Et c’est …un sénateur LR:

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/chiennes-garde-designent-un-senateur-lr-macho-lannee-1262240

 

 

Un communiqué de : http://www.chiennesdegarde.com/

 

Pour la huitième année consécutive, les Chiennes de garde vont décerner leur prix au Macho de l’année. Le nom du lauréat sera proclamé le samedi 5 mars 2016 à 12h, à la Flèche d’or, 102bis, rue de Bagnolet 75020 Paris, dans le cadre du Festival Les Aliennes. http://www.lesaliennes.org/

Le Prix au Macho de l’année, décerné par les Chiennes de garde, est destiné à l’auteur de la remarque, déclaration ou insulte la plus sexiste, faite publiquement à une femme ou au sujet de femmes, pendant l’année 2015.

 

Après sept Machos de l’année :

André Vingt-Trois, cardinal archevêque de Paris (2008) : « Le plus difficile, c’est d’avoir des femmes qui soient formées. Le tout n’est pas d’avoir une jupe, c’est d’avoir quelque chose dans la tête. »,

Louis Nicollin, président du club de football de Montpellier (2009) : « On peut se parler, se dire les choses. On est des hommes, pas des gonzesses. »,

Jean-Claude Elfassi, paparrazo (2010),  « C’est des salopes qui n’ont rien d’autre à faire […], c’est des amoureuses éconduites. »,

Maxime Vallette, créateur de sites Internet (2011) « La seule façon pour qu’elle la ferme, c’est la violer. »

Pierre Blazy, avocat bordelais (2012) «… Et surtout au pénal, il faut avoir les épaules très larges… est-ce qu’une femme a les capacités pour supporter le poids de toutes ces affaires?».

Bernard Ronsin, conseiller général de l’Aisne (2013) « La parité, c’est une connerie. On va forcer les femmes à faire de la politique alors qu’elles n’en ont pas forcément envie. Dans ma profession, j’ai affaire à de plus en plus de femmes. Il y en a de très compétentes, mais elles nous pourrissent la vie. Elles seraient mieux avec des casseroles à faire de la confiture »

Franck Keller, conseiller municipal de Neuilly sur Seine (2014) « Quels atouts Najat Vallaud-Belkacem a-t-elle utilisés pour convaincre Hollande de la nommer à un grand ministère ? »

 

Qui sera le prochain ?

Pendant toute l’année, les Chiennes de garde exercent leur vigilance et répertorient des déclarations publiques machistes; les plus caractéristiques sont sélectionnées et présentées aux membres de l’association qui votent à l’aveugle, c’est-à-dire sans connaître le nom de leurs auteurs.

 

Les Chiennes de garde ont eu une année riche en actions, contre les publicités sexistes de la jardinerie Gregori, Sport 2000, Medi-compression, Club Moving, Casual Dating à travers des plaintes déposées au Jury de Déontologie Publicitaire et contre les innombrables autres publicités stéréotypées et sexistes, à travers leurs réseaux sociaux (Cuisinella, Kinder, Galeries Lafayette, Fil bleu, Smallable, Pyrex, Darty, EDF….).

 

http://www.chiennesdegarde.com

https://twitter.com/ChiennesdeGarde

https://www.facebook.com/pages/Les-Chiennes-de-garde/157507487643964?ref=ts&fref=ts

 

 

Contact presse : Marie-Noëlle Bas, Présidente des Chiennes de garde – 06 37 40 42 69

 

 

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