Cycle Jean Pierre Melville, c’est ce soir !

Pas de littérature inutile. Pour les plus jeunes, pour tous les amateurs de cinéma, le cycle Melville proposé dès ce soir par CINE+ est un rendez-vous incontournable.

Ce soir 5 octobre, Bob le Flambeur, le premier film du réalisateur du Cercle rouge, Le Doulos, Un flic …

Tous les jeudis du 5 au 26 … programme ci dessous. MCC

http://www.cineplus.fr/mth-cine/cid1462618-cycle-centenaire-de-melville-sur-classic.html

 

Delon, Montand, Volonte, Perier, Bourvil, Reggiani…

 

Manquerait Le deuxième souffle ? et l’incomparable Lino Ventura … Paul Meurisse, Raymond Pellegrin, Michel Constantin…

Et des femmes dans un rôle qu’on désapprouverait totalement aujourd’hui ! Permet de vérifier le progrès de l’image des femmes dans le cinéma.

ONPC, avec larmes, censure, et sans talent

Déferlement d’invectives sur Twitter. La colère de Christine Angot et son départ du plateau d’On n’est pas couché ( 30 septembre 2017)ne passe pas. La façon qu’elle a eue d’agresser l’invitée Sandrine Rousseau, venue parler de son livre et de son action « Parler », de la faire fondre en larmes, n’est pas passée dans le public de l’émission et pas non plus sur les réseaux.

Bataille sur ce que dit la loi : agression sexuelle,  et viol s’il n’y a pas de consentement, dit Sandrine Rousseau. Et elle dénonce:

« En France, on estime que les femmes sont a priori consentantes ».

Où tout dérape c’est lorsque Yann Moix se met à décortiquer et interprèter la déclaration de Denis Baupin, l’homme concerné par la plainte rejetée, lorsqu’il affirme que l’agresseur ( qualifiable pénalement mais exonéré par la prescription), par ses explications, avoue en réalité son méfait et commet une sorte de suicide politique. A côté de la plaque en la circonstance hautement chargée en émotion.

A ce moment là, Christine Angot monte sur ses grands chevaux lorsqu’elle entend l’auteur(e) énoncer : il faut « Former pour accueillir la parole ».  Elle s’élève contre la démarche et dénie à Sandrine Rousseau le droit de parler au nom de toutes les femmes et surtout de politiser la question.

Yann Moix se pose en critique littéraire,  évacuant tout l’humain et définissant la « parole de l’écrivain », opposée au « témoignage » : pour lui ce livre est « un discours ».

Christine Angot en rajoute une couche. « On me propose de signer des tribunes dans les journaux… de participer à des films où des femmes viendront raconter ce qui leur est arrivé : je refuse toujours parce qu’il y a une sorte de figure imposée ! Je refuse de me positionner en victime. Je suis une personne ». Elle dénonce les mises en scène misérabilistes …  canapé élimé et défoncé, comme une volonté de traduire dans le décor « une laideur qui déshonore des femmes qui ont été déshonorées » …Quant aux associations, elles ne font pas autre chose que « des recherches de procédures »…Et de s’en prendre à la féminisation du vocabulaire … Or selon C.A., « les mots, c’est plus important que les procédures. »

Réponse de Sandrine Rousseau : « Ce sujet est tellement complexe, à vif quand on l’a vécu… il n’y a pas de bonne méthode pour le dénoncer » et faire avancer les choses. « Je ne me résous pas » …à ce que cette situation, ce tabou perdure, ou au silence dans les partis politiques …

Laquelle des deux femmes suivre :  celle qui recadre, affirme que le viol est une épreuve solitaire, un drame qui doit rester intime ou donner matière à oeuvre littéraire ; ou celle qui tente avec quelque  naïveté de faire comprendre qu’elle a voulu témoigner et non faire oeuvre littéraire,  que son cas n’est pas isolé, et qu’il est temps que la société s’en mêle ?

Arguments rencontrés sur les réseaux : Christine Angot, écrivain recalé…jusqu’au jour où elle utilise l’inceste dont elle a été victime pour atteindre la notoriété ! Sandrine Rousseau « porte-parole » des femmes sans voix ? Qui se ferait mousser sur une sorte de fond de commerce ?

Personnellement, je me garderai de trancher. Je les ai trouvées toutes les deux blessées grièvement – blessure à fleur de peau- et réagissant chacune selon son tempérament et sa conscience politique. La première foncièrement hostile, irritée par ce qu’elle appelle un « blabla » idéologique du féminisme, au point de se fermer avec violence à toute compassion. La seconde, sans aucun doute sincère, mais en effet tombant dans le piège d’un nouveau conformisme de langage, plutôt que de laisser parler les mots du coeur et de la révolte ?

C’est le clash. On crie, on pleure… et franchement c’est cela qui est le plus tragique. Que deux victimes en viennent à s’affronter sur des questions de forme.

Car l’adversaire, c’est l’agresseur, et c’est la loi qui prévoit la prescription pour ce qui est désormais reconnu comme un crime.

Le parquet de Paris a annoncé lundi dans un communiqué que l’enquête préliminaire visant le député Denis Baupin avait été classée sans suite «pour prescription». Bien que les accusations de harcèlement sexuel par des collaboratrices du député ont pu être «corroborées» et que certains témoignages étaient «susceptibles d’être qualifiés pénalement», les faits sont prescrits. ( Libération, 6 mars 2017)

Les objections de Christine Angot – ouvrant un débat sur le bien-fondé d’une victimisation – valaient mieux que de battre rageusement en retraite. Le combat de Sandrine Rousseau vaut mieux que des larmes qui trahissent la faiblesse alors que la cause est forte et juste.

Blessure des deux côtés, souffrance évidente. Regard et commentaires compassés ou étrangement décalés et sans humanité des causeurs de plateau…

C’est aussi le principe de ce genre d’émission qui est en cause. On joue avec le feu ! Et dès qu’il embrase la scène, on appelle la censure comme pompier. Il fallait oser montrer la sortie d’Angot. Elle a fait partie de l’émission. On aurait pu voir si c’était du théâtre, un effet de tragédienne à la Sarah Bernhardt… ou juste un repli pitoyable, une vexation chronique à se voir privée de l’exclusivité de cette cause : le viol des femmes.

Loi ou service public, il n’y a pas de quoi être fier… et les deux institutions feraient bien de se poser le problème.

Pour la loi c’est simple : quand le justifiable n’est pas entendu et défendu, c’est la tentation de se faire justice. Trop d’exemples douloureux.

Quant à l’émission, elle ne vaut que par le talent, l’humanité des chroniqueurs et la sincérité des débats… Or il n’y a pas eu de talent, ni chez Angot, ni chez Moix… et il y a eu censure… c’est encore pire !

Marie Christiane Courtioux

http://www.rtl.fr/culture/medias-people/on-n-est-pas-couche-la-sequence-ou-angot-quitte-le-plateau-ne-sera-pas-diffusee-7790292976

Le 4ème pouvoir existe-t-il encore ?

Ce sujet a donné lieu à une conférence-débat le 28 septembre dernier à la Bibliothèque Mériadeck de Bordeaux, à l’initiative de l’ODI, Groupe de Bordeaux 5.0, avec le soutien de l’Alimso et du Club de la Presse de Bordeaux

-avec la participation de Marie-Laure Augry, pres du Club des médiateurs de presse, Benoit Lasserre (grand reporter à Sud Ouest), Jean Petaux, politologue Sciences Po Bordeaux, Marie Christine Lipani, chercheure en journalisme et directrice adjte IJBA, Richard Hecht, membre bureau national journalistes CFDT, Me Jean Yves Dupeux, président de la commission médias de l’Union internationale des avocats, et de l’équipe de l’ODI, et son président Pr Patrick Eveno, Paris 1 Sorbonne, animé par Marie Christiane Courtioux, journaliste ex RMC, chroniqueuse ReferencesCHR, admin radio CHU Bordeaux et Médiactuelles.

Il sera constamment réactualisé par des citations d’articles et de contributions.

 

Réactualisation 17 décembre 2017

L’ODI prend officiellement position sur la polémique  » Tribunal de presse » …

http://www.odi.media/agenda/communique-de-lodi-instance-dautoregulation-independante-tripartite/

*     *

*

 

L’histoire récente de la vie politique française l’a démontré. La presse, par son rôle de révélateur, est en mesure de (contribuer à ) faire tomber les puissants.

A vouloir la manipuler – usage abusif des magazine « people » – ou la museler, ou les deux à la fois, on s’attire ses foudres. Il est vrai qu’un trop beau cas d’école nous est offert depuis plusieurs mois !

Le 4ème pouvoir est de retour …

Tirons lui dessus à boulets rouges !

« Le 4ème pouvoir » irrite. Malgré des efforts redoublés pour produire une information incontestable, utile, proche de leurs publics, les journalistes ont toujours la défaveur de l’opinion.

A nuancer : certains médias affichent leur optimisme. La qualité finit par payer nous disent Médiapart ou le Monde, ou encore Marianne, qui ont augmenté et stabilisé leurs ventes et abonnements. (La presse quotidienne nationale relève la tête; l’APCM One Premium)

Attaques justifiées ou pas, conjoncture particulièrement sensible ou pas, en démocratie, la presse et les médias ont comme tous les pouvoirs, des comptes à rendre. Mais à qui ?

L’ODI – groupe de Bordeaux – souhaite par ce débat apporter sa contribution à la réflexion. Une réflexion ancienne en France, avancée dans nombre de pays. A l’heure de la « modernité » comme critère de qualité…il est peut-être temps de trouver la solution ? La déontologie professionnelle ? avec quel garant ?

On abordera :

1/ La folle séquence: de la chute de Fillon aux contradictions et à la saturation élyséenne

2/ Couacs en série, l’image brouillée du journalisme : racisme, sexisme, propagande et marchands d’illusion, collusion et compromissions…mélange des genres, polémistes, vrai et faux journalisme, journalisme et médias ?

3/ Arsenal juridique et déontologie ? Que peuvent-ils ? La loi, enquêteurs, médiateurs, experts, retours du public… conseils de presse, attribution et commission de la carte, enseignement du journalisme ?

4/ Débat général, conclusions provisoires et position de l’ODI

Face au malaise général de la société, face aux imprécateurs, aux persifleurs de tous poils et rentiers du préjugé : Et si … le journalisme n’était pas le problème … S’il était la solution ?

MCC

 

(A SUIVRE: Le journalisme chahuté, une folle séquence »)⇒

1 / Le journalisme chahuté au cours d’une « folle séquence »:

Pendant la campagne présidentielle, F.Fillon refuse d’aller chez Bourdin à l’entretien d’embauche ( titre de l’émission matinale). Marine Le Pen n’est pas en reste.

Et après …c’est la surprise.

On évacue les journalistes de la cour de l’Elysée. Rapidement, on redescend de L’Olympe : et on passe de la rareté de la parole présidentielle, à la saturation médiatique…

Les 3 mois qui ont fait reculer Macron ?… Ou pas ?

 

Les Entretiens de l’Info/ODI : Le journalisme à l’épreuve de la présidentielle

-Macron porte plainte(Le Monde), avant -fait savoir l’Elysée- de la retirer. Alors qu’en réalité elle n’est pas recevable. (cf fact checking)

-Macron revoit sa stratégie médias ( Stratégies)

-Et se lache à nouveau « Les journalistes ne m’intéressent pas, ils ne s’intéressent qu’à eux mêmes » (20 minutes avec AFP 04-09)

Depuis tous ses discours sont en direct sur PERISCOPE
Brûlez, dégagez, c’est la mode !

Témoin ce colloque estival en juillet à Autun ou la conférence de FI à Marseille

-Faut il brûler les journalistes in Les rendez-vous de juillet

Le 26 août dernier à Marseille, au cours d’une conférence, la France Insoumise préconise le « dégagisme des médias » et leur contournement.

-Faut il dégager les médias ? ce que signifiait vraiment la conférence de la France Insoumise (Marianne, Débattons)

Autour du 3 septembre et suivants …ça « crépite » (JLM) et ça empire…des deux côtés…

-« Les journalistes ne m’intéressent pas » (Macron répond à Complément d’enquête lors de la rentrée scolaire)

-JLMélenchon  rend coup pour coup à  Brunet et avertit la presse ( Sud Ouest 4-09)

-Les Décodeurs font de l’humour : Samuel Laurent et l’union nationale autour des « journalopes ». ( Twitter @samuellaurent, 4 septembre)

-JLM à E Martichoux  » vous vous intéressez à mon billet d’avion, pas à ce que je suis allé f…à La Réunion… vous comprenez pourquoi on vous déteste ? (Arrêt sur Images.net 210917)

2/ Liberté d’expression ou dérapages ?

Quelques pièces à conviction :

Le cas Charlie Hebdo accusé de racisme

-CH se moque des victimes de Harvey et fait scandale aux Etats Unis, mais, auparavant, il alimente les soupçons de racisme et d’islamophobie ( Huffington post)

-Controverse CH est il un journal raciste ( Courrier International)

 

Vrai sexisme, simple teasing ou publicité clandestine ?

– La Une de Tennis magazine choque les internautes (CNEWSMATIN.fr)

Soupçons de copinage, collusion avec une pensée dominante et des intérêts privés

France Info : ces politiques qui rejoignent les médias comme chroniqueurs : A chaque média son politique… et ce qu’ils en révèlent ( Huff Post)

FranceInfo : « Je me suis déjà farci Mme Clark » ( Devinez qui ?)

-Jérome Lavrilleux raconte les coulisses de Bygmalion ( Le Monde Davet et Lhomme)… et parle d’omerta.

 

-Le numéro de Elle consacré à Brigitte Macron… et la suite « Les femmes lui disent merci » !

Acrimed et la litanie sexiste à l’encontre de Brigitte Macron

Les  » grands médias » contribuent à renforcer les stéréotypes de genre.

-Bagarre au Parisien pour un édito soupçonné de rouler pour Macron

Le choix des mots… qui stigmatisent …

-Affaire des « barjots et schizos » de la Provence

La presse en fait elle trop … ou pas assez ?!

-Emotion collective : A propos des attentats, le sociologue Michel Fize : « n’en faisons pas trop »

Les journalistes sont -ils hors sol ?

Noyés dans l’élite déconnectée, les journalistes doivent retrouver le lien avec la population

( Barbara Chazelle pour META MEDIA rapporte la conférence de Jon Snow, de Channel4News)

***

Jean Claude Guillebaud : réflexion faite ( L’Obs sept 2017)

Il faut organiser d’urgence une quatrième refondation de notre profession… Assiégé par le médiatique, le journalisme, dans ce qu’il a de meilleur est bel et bien menacé de perdition …

Et même … Jean Jacques Bourdin :

JJ Bourdin: la confusion entre journalistes et politiques nourrit la défiance. Créons un conseil de l’ordre des journalistes. Indépendance et clarté. ( Twitter : mardi 5 sept 2017)

Vous avez dit malaise ?

Yen a marre de la dictature des pisse-vinaigre ! Thomas Sotto

Faut il pour autant condamner l’ensemble de la profession ? ( Editorial Le Monde/2/09/2017)

Réducteur et dangereux ! 

Réducteur, car cela conduit à occulter la diversité même des médias et un pluralisme que l’Internet a encore démultiplié depuis une dizaine d’années. Dangereux, enfin, car, même si le mélange des genres entre médias et politique est délétère, l’information est un ressort essentiel de la démocratie. Jeter en bloc l’opprobre sur les premiers, c’est fragiliser la seconde.

3/ A qui de juger, voire de sanctionner ?

 

Quel est l’arsenal disponible ?

En France la loi, c’est la liberté d’opinion, d’expression et de publication pour tous.
Elle identifie des délits de presse (fausse nouvelle, dénonciation calomnieuse, …) cela pourrait suffire à une juste régulation qui protège les destinataires de l’information, le public des citoyens.

Mais la règle du jeu est-elle assez claire ?

Médias, presse, journalisme … tous logés à même enseigne ?

L’audio-visuel constitue un cas à part …Quant aux puissants réseaux sociaux, nul ne sait jusqu’ici comment exiger d’eux la régulation des messages mensongers, indignes, haineux, fauteurs de trouble. La fachosphère produit des contenus immonde qui n’alarment personne, tandis qu’une « laïque », il est vrai musclée, se voit fermer sa page Facebook sans préavis.

De quel arsenal dispose-t’on aujourd’hui pour garantir une bonne information ? Quel usage en faisons-nous ?

-La loi punit les délits de presse

Diffamation, fausse nouvelle, incitation au racisme…

-Le texte de la loi consolidé au 19 septembre 2017

-La nouvelle loi Bloche a introduit les chartes de déontologie obligatoires (6 octobre 2016)

-Loi visant à renforcer la liberté/l’indépendance et le pluralisme des médias

-Une loi à double tranchant ?

Pour Alexis Guedj et Thomas Guénolé : En imposant autant de chartes que d’entreprises, la loi «liberté, indépendance et pluralisme des médias» fragilise le statut du journaliste au prétexte de le renforcer. ( Photo Christophe Archambault/ Libé: les manifestants de I télé réclament une charte interne de déontologie le 1§ décembre 2016)

-Le CSA sermonne les médias audio-visuels et les condamne parfois

Affaire Hanouna : Bras de fer entre Canal + et le CSA  ( La Croix)/

Canal + dénonce une sanction disproportionnée et inéquitable.

(Gary Assouline Huff Post)

-Des solutions pour restaurer la confiance ?

-Garantir la liberté et l’indépendance des médias ?

Grands patrons, tuyaux et contenus :

http://www.inaglobal.fr/numerique/article/drahi-et-bollore-2-visions-differentes-pour-allier-contenants-et-contenus-9941

-Réinventer le métier ?

Media Journalistes, levez-vous ! Johan Hufnagel Libé

Pris entre les critiques du public et des politiques, les professionnels
de l’information doivent réinventer un métier en mutation. Ils ont déjà commencé…

-Nouveaux usages permis par la technologie : comme le fact-checking

Forts de leur succès « Les décodeurs du Monde » changent de dimension. Les décodeurs c’est fini, place aux décodeurs ! Présence sur les réseaux sociaux et nouvelle rubrique du journal (Ici le NOUVEAU mode d’emploi !)

Libé s’y met aussi. Et l’appelle Checknews.

META MEDIA publie une étude sur la stratégie des réseaux sociaux pour combattre les fake news…les fake news remportent une bataille, mais pas la guerre !

  • L’importance des réseaux sociaux…
  •  EX -Hugo Clément ( Quotidien Officiel TMC)… quand l’info est ailleurs : près de 400.000 suiveurs sur Twitter.
  • … capables du meilleur et du pire:
  • Quelle place leur accorder ? Les « grands médias » ont tendance à citer comme un fait dont il faut tenir compte, éclairant les situations, les réactions, messages et infos variées qui y circulent. Exemple lors de la dernière soirée électorale des sénatoriales. Un JT de 20 heures fait grand cas des réactions à une nième petite phrase de Mélenchon.

Arnaud Mercier (INA GLOBAL) répond à la question : Le web est-il la poubelle de l’info ? L’avenir passe par le web et, selon lui,  c’est plutôt une bonne nouvelle

Sont-ils, (enfin) en train de prendre leur rôle au sérieux et d’organiser le ménage ?

Bloomberg annonce que Twitter suspend 300.000 comptes suspects de liens avec le terrorisme

Avec Snapchat, le Monde s’adresse directement aux jeunes lecteurs

Il y a deux jours, deux chaines de tv américaines ont présenté leur premier JT de 4′

Twitter décide de ce qui mérite de constituer une info digne d’intérêt :

https://www.theverge.com/2017/9/25/16364048/twitter-pledges-to-update-public-policies-after-trump-threatens-north-korea

-Retour en force de l’investigation

Un champion de la catégorie Fabrice Arfi de Médiapart, ici son tableau de chasse !

-Floraison de nouveaux médias

Format start ups / agence d’image / Chaînes de tv privées…

Un exemple récent : EBDO …au plus près des gens! philosophie…  » j’irai dormir chez vous »

Mais peuvent-ils vraiment « sauver » le journalisme ?  ou l’enterrer ? ou ni l’un ni l’autre !

-Des syndicats : martèlent « Informer n’est pas un délit »…et demandent juste les moyens de faire notre travail ! protection à l’étranger, accès aux sources, effectifs …Des syndicats qui désavouent leur direction lorsque la déontologie est écornée : ex: l’affaire des « barjots » de la Provence ; ou les raisons du départ de  David Pujadas du 20 heures de France 2, jugé trop personnel, manipulateur de l’info ( affaire du code du travail : trop lourd !… il le laisse tomber sur la table)

 

– Rôle accru pour les médiateurs ? Plus de médiateurs pour moins de défiance ?

« Un auditeur de Radio France :Je pense pour ma part qu’il y a une équivoque sur le sens de cette notion d’indépendance, elle n’a peut-être pas le même sens pour cette journaliste et pour les auditeurs. Il est dit partout que 80% des journalistes sont de gauche , sur les chaînes publiques que j’écoute ce taux me semble encore supérieur, sur France-Culture cette orientation est parfois caricaturale . »

Un exemple de rapport en 2014 : celui de Marie Laure Augry, médiatrice de France 3 rapport-2014-de-la-mdiatrice-des-rdactions-de-France-3 formule par exemple cette question :

Jusqu’où va le devoir d’informer ? Les journalistes sont-ils coupés du réel ? Les pièges de l’immédiateté. L’incompréhension des téléspectateurs.

Le lien entre le public et les journalistes est primordial. Pourtant, la défiance des citoyens à l’égard des médias ne cesse de croître.

Les dérives d’un métier ? MLA évoque les risques de dérive à Metz, invitée du 12/13 …une affaire Grégory, cela pourrait se reproduire ?

Marie Laure Augry invitée du 12/13

10e édition des Assises du Journalisme les 15, 16 et 17 mars 2016 à Tours : ateliers, débats, soirées

-Des clubs de lecteurs internautes : ALIMSO sous forme de rencontres et de portes ouvertes.

-La décision du CSA sur la chaîne Numéro 23 invalidée par les juges, la polémique sur l’émission « les Recettes pompettes »… Le président des sages de l’audiovisuel s’explique.

-Nouveaux moyens accrus et étendus à l’information pour le CSA ? Le président du CSA : «Il nous faut des moyens d’investigation»…

un interventionnisme contraire à la liberté de la presse et rejeté par les journaux

-Renforcer et démocratiser le service public de télévision ?

Acrimed : les projets du président Macron pour les médias

-Conseils de presse, initiatives ici et ailleurs ( Allemagne / Canada )

Où il apparait que la France est l’un des pays européens à faire de la résistance. Parce que la loi de 1881 est précise et que les éditeurs sont réservés. Le CSA n’a en charge que les médias de l’audiovisuel, et surtout la gestion des autorisations d’émettre. L’auto régulation ne pourrait-elle rien ajouter ? Face aux « fake news », qui peut garantir la déontologie de l’information ? En Belgique, le public peut se plaindre, sans « porter plainte ».

Conseil de presse : la déontologie, arme ultime contre le marché triomphant ?

(Politique, revue belge d’analyse et de débat)

« Qu’ont en commun le Palais royal, Michelle Martin, Jean-Denis Lejeune et des associations musulmanes ? En déposant une plainte, ils ont contribué à faire connaitre le Conseil de déontologie journalistique (CDJ) créé en 2009 par les associations d’éditeurs et de journalistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles. »

Les médias d’information en ligne au centre des plaintes reçues en 2016 par le conseil de presse belge – ODI

C’est une année exceptionnelle que décrit le rapport 2016 du Conseil de Déontologie Journalistique de Belgique francophone et germanophone. Davantage de saisines par le public, davantage de plaintes retenues et traitées, une présence en hausse des médias numériques dans la liste des organes de presse

***

En France, il n’existe pas de conseil de presse, alors que l’audiovisuel est régulé par le CSA. En Europe, la plupart des pays sont dotés de telles institutions, veillant au respect de la déontologie. Adeline Hulin dresse un portrait de la régulation de la presse sur le continent.

Médias : « l’autorégulation complète la loi, elle ne la remplace pas »

-4 Débat et conclusion :

l’ODI, une solution avec le Conseil de presse ? ou pas ? Une vigilance accrue sur la délivrance de la carte de presse ?

Quelles réponses ? En priorité ?

 La loi suffit-elle ?

L’audiovisuel un cas à part ?

Quoi pour les réseaux ?

Un rôle et des pouvoirs accrus pour les médiateurs

Nouvelles pratiques et nouvelles libertés d’enquête grâce au numérique?

Des exemple étrangers dont on pourrait s’inspirer ? Conseils de presse et pouvoir de saisine par le public ?

 Au-delà du débat actuel ravivé par la situation exceptionnelle … quelles perspectives ? Retour à la routine ? Désordre total ?

A la presse de reprendre sa part d’initiative ? et 4ème pouvoir ou non, s’imposer comme garant de l’info pertinente, utile, inattaquable ?

Face aux imprécateurs et aux persifleurs… le journalisme n’est pas « le Problème »…Il est « la solution » !

Marie Christiane Courtioux

et encore
⇒Le monde diplomatique Blog de Frédéric Lordon :  Macron le spasme d’un système à bout de souffle ?
⇒ACRIMED Marketing et propagande politique
La directrice de RT ( Russia Today) France accuse les médias « mainstream » (Arrêt sur Images)

France Culture: La longue traversée consacrée à Bruce Springstein

Trésor de la radio

Sur France Culture, à conserver et réécouter, le long documentaire, biopic, roman fleuve sonore, de Judith Perrignon, réalisation de Gael Gillon.
sur la vie et l’oeuvre de Bruce Springstein.

On reste un peu sans voix !
Modèle du genre, travail considérable, texte remarquable etc etc /

Un seul épisode en lien ici .. mais série de 5. Le lien vous y conduira.
Bref… Bonnes vacances
MCC

Biographie de Judith Perrignon
Judith Perrignon a longtemps travaillé pour le journal Libératio n avant de devenir journaliste indépendante. Elle collabore au Magazine M du Monde et à la revue XXI . Elle est également romancière, son dernier roman Les Faibles et les Forts est paru chez Stock en 2013.

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=c78661ef-fe8b-4c10-8f1e-39c2b1c08790

L’info de qualité réservée aux privilégiés ?

Journaliste, formateur, critique des médias, Cyrille Frank s’appuie sur une étude 2017 du Reuters Institute (Lien communiqué pour la source mais texte en anglais) pour dresser un constat pessimiste : l’inégalité face à l’information se creuse. L’origine sociale et le niveau de vie conditionnent toujours l’accès à la culture et à l’information.

Extrait :

L’ère du tout gratuit de l’information a vécu, avec la fin du mythe du financement unique par la publicité. Il ne reste guère plus que quelques titres en ligne comme 20 minutes qui proposent un accès entièrement gratuit à leurs contenus.

Acheter un journal, souscrire un abonnement est devenu un privilège, un luxe, quand une majorité de Français doit se contenter des réseaux…pour le meilleur et pour le pire.

http://www.mediaculture.fr/information-instruction-facebook-google-hanouna/

L’auteur demande une refonte des aides à la presse… pour sauver non pas la presse et les journalistes, mais pour sauver le journalisme et l’information nécessaire à la démocratie.

Tous créateurs ?

En lisant le fil de Twitter, on a du mal à croire que l’affichage ad libitum, par tous et n’importe qui, va déboucher sur une société de créateurs, de consommateurs avertis, de nouveaux auteurs.

C’est pourtant l’hypothèse bienveillante des experts consultés par DIGITAL SOCIETY FORUM :

Extrait de ces constats :

« Voir et faire soi-même des images, les discuter, les faire circuler, les mettre en débat produit depuis le début des années 2010 une nouvelle compétence visuelle. » ( André Gunthert)

On nous promet un storytelling inédit !

Extrait:

Pour bien des commentateurs de la vie culturelle ainsi que des acteurs du monde des arts, l’artiste aurait les moyens de devenir grâce au numérique un artiste plus complet et autonome ; tout comme le médiateur, un médiateur encore plus performant ; ou le simple spectateur, un spectateur plus clairvoyant et impliqué.

Tous créateurs ?

Au détriment du statut de l’artiste ? de l’écrivain, du journaliste ( pour ce qui nous concerne ici à Médiactuelles) ?

Au bénéfice d’une société d’un spectacle partagé ? incitant à réfléchir, à exercer sa citoyenneté, à rénover le système des idées et du pouvoir ?

L’auteur est Ariel KYROU

Voir aussi

Avignon, le 18 juillet, 16 h 30 à 18 h 45

Atelier collaboratif  Tous créateurs ? Tous spectateurs ?

Cloitre Saint Louis, 20 rue du Portail Boquier

https://digital-society-forum.orange.com/fr/les-forums/815-la-societe-des-audiences-actives?utm_source=Newsletter-hebdo&utm_medium=email&utm_campaign=20170710

Quelle serait la société des audiences actives ? – Digital Society Forum

Pour compléter votre information, sur META-MEDIA :

http://www.meta-media.fr/2016/05/31/industries-culturelles-et-creatives-la-parole-aux-entrepreneurs.html#xtor=EPR-751

Un village, une école, une rue Simone Veil ?

Dire que c’est une grande dame qui s’éloigne, c’est peu dire : Simone Veil est décédée à l’âge de 89 ans. Tellement digne, tellement efficace, et … tellement belleles femmes savent ce qu’elles lui doivent.

L’annonce de sa mort par le JDD

Unique, historique par les souffrances de sa vie et les réussites de son engagement  politique, à coup sûr elle est et restera dans l’Histoire.

Obsèques nationales, Panthéon …et pourquoi pas une rue à son nom dans chaque ville et village ? Si ce n’est pas encore le cas, aux citoyens de la proposer à leur Conseil municipal ?

En 2010, mon blogger, j’en avais même oublié l’existence.

Une rue ? Parce que nous l’avions noté, il y a trop peu de noms de femmes sur nos monuments et les plaques de nos rues

Ce qui vous rend addicts* : Google, le Psychédélic et le chemin de fer !

*addict

Quels sont les sites les plus visibles sur Google. Pour le JDN, l’éditeur français Yooda a mesuré la visibilité et sa progression de  100 millions de mots clés au cours du  second trimestre 2017.

LIRE L’ETUDE PUBLIEE PAR LE JDN

Sa méthodologie est basée sur un score SEO, qui est en fait une estimation du trafic SEO. Cet indice repose sur plusieurs éléments. Il prend en compte la popularité des mots-clés qui font remonter un site, mais aussi la position de ce dernier dans les résultats.

Où l’on apprend que Le bon coin (5) dépasse Facebook (10), l’éditeur du dictionnaire Larousse (16), le site de micro-blogging Twitter (20). Les grands journaux Le Monde, Le Figaro sont loin derrière (23-24) pas tellement selon le rang,  mais en volume de consultations, autour de 20.000.000 pour les deux grands titres de la presse française, contre plus de 353.000.000 pour l’encyclopédie en ligne Wikipedia.

En tête des progressions : Youtube, Facebook, Campingleboncoin, Pagesjaunes, Le Monde…

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Dans le domaine de la culture, le Musée Psychédélique vaut plus que le coup d’oeil. Il bénéficie des encouragements de Jack Lang, ancien ministre de la Culture.

« Je ne peux que vous encourager à développer votre projet de Musée Psychédélique, car il s’agit de garder la trace d’un mouvement et d’une esthétique – et non d’une mode – qui ont traduit une pensée et des aspirations à vivre autrement. Décrié et vite oublié, il n’a curieusement pas eu la faveur d’une étude exhaustive, c’est tout le mérite de votre démarche« . – Jack Lang

Une exposition majeure est prévue en 2018 …

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Quant au bordelais LE FESTIN, fort opportunément ( arrivée de la LGV Paris-Bordeaux 2h04 ce 1er juillet 2017) il nous raconte une autre folie, celle du chemin de fer, grâce aux archives de Bordeaux Métropole ( sous la direction de Frédéric Laux).

Belles découvertes !

Femmes, moins nombreuses, plus actives ?

Toute une chacune a pu se faire une opinion sur la représentation des femmes à l’assemblée, dans le ministère.

Voici quelques liens ou extraits à conserver pour marquer éventuellement une nouvelle étape… ou une frustration supplémentaire, selon le point de vue.

France Info : 224 députées mais pas de premier rôle

Marianne : Lire l’article de Thomas Vanpouille, il est original et drôle Il a dressé un vrai bêtisier des bonnes excuses.

« Il y a des choses qui nous échappent dans les couloirs parisiens », regrette Brigitte Bourguignon

 

 

Deux ministres des armées femmes ! Une ministre de la justice ! Pas mal…Une femme au Travail, face à une négociation ultra sensible…Une ministre de l’Egalité qui ne dit pas et ne fait pas que des bêtises, s’agissant de crèches, d’écarts de salaires…

 

Voyons les dans l’action autant qu’en termes statistiques ? Dans les commissions parlementaires où s’effectue le véritable travail de fabrication de la loi.

Voyons les positions qu’elles prendront face à de réels scandales tels que les malfaçons de l’EPR, les pesticides tueurs d’abeilles, les non lieux en vue pour les victimes de l’amiante…mais aussi les programmes scolaires, le logement …

Dites ce que vous en pensez. Plus que jamais votre point de vue compte.

MCC

(Photos @ médias cités)

 

Tous et toutes AVEC FIP !

Mesdames, Messieurs,
Fip est en grève demain, mardi 27 juin sur toutes ses fréquences pour dénoncer la fin programmée des locales de Bordeaux/Arcachon, Nantes/Saint-Nazaire et Strasbourg.
Dans ce cadre, vous voudrez bien trouver ci-après une lettre ouverte adressée à Mme la Ministre de la Culture, Françoise Nyssen, et au PDG de Radio France, Mathieu Gallet. Les plus de 35.000 signataires de la pétition « Fip Toujours! », les innombrables structures culturelles, artistes, maires, conseillers départementaux, régionaux, élus de tous bords, ne resteront pas sans réagir à ce terrible recul de la qualité du service public d’information de proximité.
Vous avez quelques éléments complémentaires…

– le texte qui annonce la suspension exceptionnelle du CCE de Radio France en pleine séance: 2017.05 Suspension CCE

– le texte du préavis de grève:
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ETAT DES LIEUX DE LA MOBILISATION
Du côté politique, mobilisation unanime
A noter lors de la dernière vague de signatures en pleine campagne présidentielle celles des maires de Bordeaux (M. Alain Juppé), Nantes (Mme Johanna Rolland), Saint-Nazaire (M. David Samzun), Strasbourg (M. Roland Ries), mais aussi des signatures des Conseils Généraux, des députés (qui ne sont plus en poste pour la plupart, nous allons prendre contact avec leurs successeurs).
Locales de Fip: élu-e-s et collectivités écrivent à Radio France et à ses tutelles
https://www.facebook.com/FipToujours/
( Collectif d’auditeurs)

Du côté des auditeurs: + de 35.200 signataires de la pétition sur change.org et des milliers de signatures papier
Le lien vers la pétition… : http://www.change.org/FipToujours

Une revue de presse éloquente
Fip Toujours – Revue de Presse 2017
https://www.facebook.com/notes/fip-toujours/fip-toujours-revue-de-presse-2017/1837414993175915/
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LETTRE OUVERTE du 26 Juin 2017
Dans le cadre de la Grève nationale de Fip Mardi 27 Juin 2017
Avenir des locales de Fip: lettre Ouverte à Madame Françoise Nyssen, Ministre de la Culture et à Monsieur Mathieu Gallet, PDG de Radio France

Madame la Ministre,
Monsieur le Président Directeur Général,
Le réseau FIP de Radio France couvre aujourd’hui 10 agglomérations dont 5 bénéficient d’une animation locale. Toutes ont en commun une programmation musicale que le monde entier nous envie pour son éclectisme et son importante part de découverte.
Fip Paris consacre son antenne à des commentaires sur la musique, de l’autopromotion (émissions thématiques du soir, événements spéciaux, site internet…), de l’info sur des événements en Ile de France et quelques informations régionales à portée nationale, que l’on entend aussi à Marseille, Toulouse, Montpellier et Rennes ou sur le site web.
Fip Bordeaux / Arcachon, Fip Nantes / Saint Nazaire, ainsi que Fip Strasbourg se concentraient, elles, tous les jours de 7h à 19h, principalement sur les informations culturelles et associatives de leurs régions respectives, dans lesquelles elles sont ancrées depuis plus de 40 ans. Les programmes des locales de Fip sont accessibles aussi sur le net, mais le chemin pour y accéder est complexe. Cela dit, les auditeurs sont toujours plus nombreux et, le 30 janvier 2017, Madame Anne Sérode, la future ex-directrice nationale de Fip, félicitait les animatrices pour leurs bons résultats d’audience : Bordeaux 4,3 (+1), Nantes 4,1 (+0,7), Strasbourg 5,3 (+1,4).
Sans qu’une motivation économique n’en soit la cause, la direction de Radio France a décidé de renoncer à sa mission de service public de proximité et de supprimer dès que possible l’animation locale. Le but : uniformiser le réseau pour faire de Fip un programme neutre et unique à vocation mondiale, décliné sur le net en y multipliant les sous-programmes spécialisés par styles de musique, à l’opposé de l’esprit originel ouvert et métissé de Fip et au mépris de l’intérêt de l’auditeur et de l’information sur le foisonnement culturel en région. Les petites et grandes structures culturelles témoignent pourtant chaque jour de l’influence des Fip locales sur la bonne fréquentation des événements qu’elles créent. On sait d’ailleurs à quel point la mobilisation pour défendre les « fipettes » est systématique et massive.
Mais une nouvelle menace claire est apparue en Comité central d’entreprise le 21 juin: une possible disparition rapide des locales se profile et, d’une manière immédiate, le temps d’antenne de Fip Nantes/ Saint-Nazaire serait divisé par deux au 1er septembre.
La totalité des syndicats de Radio France a donc déposé un préavis de grève pour ce mardi 27 juin 2017.
Cette menace est d’autant plus incompréhensible que des auditeurs de plus en plus jeunes, et des élus politiques de tous bords (fait rare) ont signé la pétition « Fip Toujours! » sur Change: http://www.change.org/fiptoujours. Ils sont plus de 35.000 à ce jour. S’ajoutent à ces signataires virtuels, mais motivés, des milliers de soutiens « papier ». La fronde interne est identique: tous les élus de Radio France dénoncent le plan « d’évolution » de Fip, qui marque le recul du service public en milieu urbain. Tous sont unanimes pour reconnaître que, sur une programmation musicale globale, ouverte sur le monde, les locales de Fip incitent à agir local, valorisent la culture et les talents émergents, encouragent la curiosité, développent l’économie de la connaissance, créent de la richesse, du partage. On sait tous aujourd’hui à quel point Fip contribue à cette nécessité devenue vitale pour nos démocraties: recréer du lien.
Vous-même, Madame la Ministre, avez hautement affirmé cette nécessité lors de l’inauguration du Musée d’art à Nantes vendredi dernier. Vous disiez en substance: « je serai la ministre de la Culture dans les territoires, car c’est un véritable outil de cohésion ».
Vous-même, Monsieur le Président Directeur Général, vous êtes engagé à préserver la « pépite Fip ».
Révolutionnaire à sa création, Fip, dans sa déclinaison locale, s’avère donc indispensable aujourd’hui. C’est pourquoi, nous demandons le développement et la pérennisation de son réseau dans les grandes villes de France. Les locales de Fip sont les multiples facettes d’un diamant universel… pourquoi le réduire en poussière?
Nous vous remercions, Madame la Ministre, Monsieur le PDG d’aimer la culture avec nous tous, dans sa belle et riche diversité sur tout le territoire.
Les élus locaux, les élus de Radio France, les auditeurs, partenaires culturels et personnels des locales de Fip