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Stop aux scènes de viol dans les séries télé ! Sans blague ?

« Ces scènes de viol semblent avoir été écrites pour montrer des femmes nues et vulnérables, pour faire augmenter l’audimat. Dans Game of Thrones, les agressions sexuelles sont érotisées et trop nombreuses. Dès lors, si la violence du rapport pour le personnage est minimisée à l’écran, le spectateur, lui, peut ressentir une autre forme de violence. En niant la gravité du viol, la série fait violence aux victimes d’agressions sexuelles et leurs alliés ».

Selon Terrafemina,

les producteurs de séries télé disent (enfin) non à l’abus de scènes de viols et d’agressions sexuelles, faits pour montrer des femmes nues et ainsi attirer le public !

En effet, une vieille recette les femmes nues !… mais il est vrai qu’à cette échelle et avec ce réalisme ultra trash, il y a de quoi dire STOP !

L’article d’Anaïs Orieul examine la salutaire réaction des « showrunners » *,  et autres producteurs.

VIOL DE SANSA STARK dans Game of Thrones

« Les agressions sexuelles sont une expérience humaine. Cela arrive aux hommes, aux enfants, aux femmes âgées, et c’est un traumatisme pour tout le monde. Alors pourquoi les scénaristes persistent à réserver le viol à de jolies jeunes femmes ? »

Mais on ne voudrait pour rien au monde manquer la version des faits par KONBINI !  » les dessous tordants des scènes de sexe … »
OUPS, le récit d’Emily, c’était bien de l’humour, selon Première

(> Image à la Une)

* Showrunner : merci Alexandre Astier pour l’explication

C’est un véritable homme-orchestre qui a la main mise sur tout le processus de production : de la salle d’écriture, au plateau de tournage, jusqu’au montage final si nécessaire. C’est lui qui insuffle son identité à la série qu’il dirige.

 

Au fait, qu’en est-il des dernières comédies musicales ? Si certain(e)s d’entre vous les ont vues ? Merci d’utiliser l’espace « commentaires »

Et perso: « Sex and the city », c’est pratiquement la bibliothèque rose de notre enfance ! MCC

Quand les femmes sont aux commandes…Rencontre avec des femmes de conviction

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Pour sa soirée de lancement, le 10 novembre dernier, en partenariat avec le quotidien régional Sud Ouest, Médiactuelles-Les Ateliers de l’égalité a choisi de mettre l’accent sur l’accès des femmes à des postes de direction au sein des entreprises et des organisations.

Pour aborder cette thématique précise, nous avions réuni des femmes au parcours étonnant, issues de différents univers professionnels. Pour nous, la visibilité des femmes participe également à la diffusion d’une culture commune de l’égalité professionnelle et Médiactuelles a donc souhaité valoriser des modèles féminins de réussite professionnelle. L’esprit de cette soirée était d’affirmer et de démontrer qu’une meilleure reconnaissance des talents de chacun, qu’un meilleur équilibre des compétences et le croisement des regards, notamment au sein des organisations professionnelles, constituent une source créatrice de succès pour une société qui profite aux femmes comme aux hommes.

Une nouvelle exigence du leadership Lire la suite Quand les femmes sont aux commandes…Rencontre avec des femmes de conviction

« La ville faite par et pour les hommes » par Yves Raibaud

Publications

« La ville faite par et pour les hommes » par Yves Raibaud

Certaines villes deviennent de plus en plus belles et agréables. Elles sont bien équipées pour les loisirs, le sport, les affaires…. On a plaisir à y vivre. Sauf que, à y regarder de près, ce « on » qui devrait représenter le collectif, le vivre ensemble, est plutôt un pluriel….très masculin.  Le dernier ouvrage du géographe Yves Raibaud[1] « La ville faite par et pour les hommes[2] » en fait une démonstration flagrante. Dans cet ouvrage, l’auteur, s’appuyant entre autres sur de nombreuses études scientifiques, cartographie les différentes formes de sexisme ordinaire inscrites dans l’espace urbain. Pour apporter des preuves, il suffit parfois de compter, explique Yves Raibaud. Et quand on le fait, le compte n’y est pas.   «En France, remarque le géographe, quand une plaque de rue ou d’espace public met une personnalité à l’honneur, il s’agit d’un homme dans 94% des cas »[3]. Ce n’est pas mieux du côté des stations du métro parisien. 302 stations et seulement 3 qui portent le nom d’une femme….. Sans commentaire. La ville est donc un garçon car non seulement les femmes y sont invisibles mais, et c’est encore plus grave, les filles y ont peur. Le harcèlement de rue est loin d’être une question accessoire. Yves Raibaud, décrit le ressenti de nombreuses étudiantes qui vivent au sein de campus isolés et, «qui connaissent l’inquiétude du dernier tram du soir, les regards qui se posent sur elles, l’angoisse de voir un homme descendre à la station et de les suivre… »[4]. Dans la foulée, il dénonce aussi la faiblesse des enquêtes publiques sur les violences faites aux femmes. Pour le chercheur «prendre au sérieux le harcèlement de rue, c’est considérer qu’il ne peut pas être réduit à une activité d’hommes vulgaires, frustrés, obsédés sexuels ou malades mentaux, mais qu’il est relayé de façon puissante par une culture masculine de la ville »[5] . Pour changer la ville, faire en sorte que chacun, quel que soit son sexe, s’approprie les lieux et les espaces, il suffirait par exemple de s’intéresser davantage au sport féminin, prendre en compte les remarques des femmes quand elles s’expriment à propos des aménagements qui simplifient la vie quotidienne,   développer des dispositifs renforçant la sécurité dans les transports…..En somme, rien d’impossible.

Marie Christine Lipani

[1] Yves Raibaud est maitre de conférences HDR à l’université Bordeaux-Montaigne, affilié au CNRS. Il est aussi chargé de mission égalité femmes-hommes au sein de cet établissement. Il travaille notamment sur la ville et le genre et a publié récemment avec Sylvie Ayral « Pour en finir avec la fabrique des garçons, vol 1. A l’école, vol 2. Loisirs, sport, culture ». Collection Genres, cultures et sociétés, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine.

[2] Collection Egale à égal, éditions Belin –Laboratoire de l’égalité

[3] Page 10.

[4] Page 42.

[5] Page 43.