Femmes en première ligne (1)

ANNONCE / A chacun ses mots clés

####Femmes, égalité, solidarité, développement !

Aujourd’hui, en 2017, nous pouvons encore nous poser la question :

Femmes victimes ? ou moteurs des sociétés ? Où en est le féminisme ?

 

« Quand des femmes sont élues à des postes politiques, les politiques sont plus variées et sensibles à la dimension du genre. La santé, l’éducation et le bien-être social s’améliorent, des progrès sont visibles en termes de gouvernance et de lutte contre la corruption », a déclaré le commissaire. (Emancipation)

Cette question est de pleine actualité. Ici même, en France, où La déclaration des droits de l’homme…(et de la femme…dans le souvenir de la militante Olympe de Gouges)… constitue la règle du jeu en vigueur dans cette république laïque, la question n’est pas réglée pour autant. (Que dire alors de régimes politiques où la notion même de démocratie est étrangère !)

Prochainement ici,

le texte servant d’appui à une intervention lors des Rencontres des solidarités

A Arcachon, au Tir au Vol

ce samedi 18 novembre à 15 heures

Il sera question de:

1 / l’Actualité / Femen/ Femmes migrantes au Forum Crans Montana / Question des droits à la COP 23

2/ Portraits de femmes de combat / Malala/ Femmes de Tunisie…et bien d’autres

3/ de Statistiques / Les chiffres pour résumer la situation en France, en Europe, Dans le monde

 

French President Emmanuel Macron (C) and Paris Mayor Anne Hidalgo attend a minute of silence after they laid a wreath of flowers in front of a commemorative plaque next to the « A La Bonne Biere » cafe and the Rue de la Fontaine au Roi street, in Paris, France, November 13, 2017, during a ceremony held for the victims of the Paris attacks which targeted the Bataclan concert hall as well as a series of bars and killed 130 people. REUTERS/Philippe Wojazer

4/ Des questions en suspens… voire en recul

IVG et Violences sexuelles

5/ Ou en est le mouvement féministe ? ou plutôt…les féministes ?

Les laïques, les décoloniales, et les autres

6/ Les raisons d’espérer

ONU / ONG / Associations de solidarité grandes et petites.

Conclusion:

L’accès des femmes au pouvoir ( éducation, promotion, égalité)  est une des conditions du développement et de la paix.

Aucune femme n’avorte de gaité de coeur. Aucune femme n’envoie son enfant à la guerre avec plaisir. Le viol n’est pas un divertissement sexuel, c’est un acte de domination inadmisssible.

Vous lirez la suite prochainement …Ici même.

 

 

 

Cycle Jean Pierre Melville, c’est ce soir !

Pas de littérature inutile. Pour les plus jeunes, pour tous les amateurs de cinéma, le cycle Melville proposé dès ce soir par CINE+ est un rendez-vous incontournable.

Ce soir 5 octobre, Bob le Flambeur, le premier film du réalisateur du Cercle rouge, Le Doulos, Un flic …

Tous les jeudis du 5 au 26 … programme ci dessous. MCC

http://www.cineplus.fr/mth-cine/cid1462618-cycle-centenaire-de-melville-sur-classic.html

 

Delon, Montand, Volonte, Perier, Bourvil, Reggiani…

 

Manquerait Le deuxième souffle ? et l’incomparable Lino Ventura … Paul Meurisse, Raymond Pellegrin, Michel Constantin…

Et des femmes dans un rôle qu’on désapprouverait totalement aujourd’hui ! Permet de vérifier le progrès de l’image des femmes dans le cinéma.

ONPC, avec larmes, censure, et sans talent

Déferlement d’invectives sur Twitter. La colère de Christine Angot et son départ du plateau d’On n’est pas couché ( 30 septembre 2017)ne passe pas. La façon qu’elle a eue d’agresser l’invitée Sandrine Rousseau, venue parler de son livre et de son action « Parler », de la faire fondre en larmes, n’est pas passée dans le public de l’émission et pas non plus sur les réseaux.

Bataille sur ce que dit la loi : agression sexuelle,  et viol s’il n’y a pas de consentement, dit Sandrine Rousseau. Et elle dénonce:

« En France, on estime que les femmes sont a priori consentantes ».

Où tout dérape c’est lorsque Yann Moix se met à décortiquer et interprèter la déclaration de Denis Baupin, l’homme concerné par la plainte rejetée, lorsqu’il affirme que l’agresseur ( qualifiable pénalement mais exonéré par la prescription), par ses explications, avoue en réalité son méfait et commet une sorte de suicide politique. A côté de la plaque en la circonstance hautement chargée en émotion.

A ce moment là, Christine Angot monte sur ses grands chevaux lorsqu’elle entend l’auteur(e) énoncer : il faut « Former pour accueillir la parole ».  Elle s’élève contre la démarche et dénie à Sandrine Rousseau le droit de parler au nom de toutes les femmes et surtout de politiser la question.

Yann Moix se pose en critique littéraire,  évacuant tout l’humain et définissant la « parole de l’écrivain », opposée au « témoignage » : pour lui ce livre est « un discours ».

Christine Angot en rajoute une couche. « On me propose de signer des tribunes dans les journaux… de participer à des films où des femmes viendront raconter ce qui leur est arrivé : je refuse toujours parce qu’il y a une sorte de figure imposée ! Je refuse de me positionner en victime. Je suis une personne ». Elle dénonce les mises en scène misérabilistes …  canapé élimé et défoncé, comme une volonté de traduire dans le décor « une laideur qui déshonore des femmes qui ont été déshonorées » …Quant aux associations, elles ne font pas autre chose que « des recherches de procédures »…Et de s’en prendre à la féminisation du vocabulaire … Or selon C.A., « les mots, c’est plus important que les procédures. »

Réponse de Sandrine Rousseau : « Ce sujet est tellement complexe, à vif quand on l’a vécu… il n’y a pas de bonne méthode pour le dénoncer » et faire avancer les choses. « Je ne me résous pas » …à ce que cette situation, ce tabou perdure, ou au silence dans les partis politiques …

Laquelle des deux femmes suivre :  celle qui recadre, affirme que le viol est une épreuve solitaire, un drame qui doit rester intime ou donner matière à oeuvre littéraire ; ou celle qui tente avec quelque  naïveté de faire comprendre qu’elle a voulu témoigner et non faire oeuvre littéraire,  que son cas n’est pas isolé, et qu’il est temps que la société s’en mêle ?

Arguments rencontrés sur les réseaux : Christine Angot, écrivain recalé…jusqu’au jour où elle utilise l’inceste dont elle a été victime pour atteindre la notoriété ! Sandrine Rousseau « porte-parole » des femmes sans voix ? Qui se ferait mousser sur une sorte de fond de commerce ?

Personnellement, je me garderai de trancher. Je les ai trouvées toutes les deux blessées grièvement – blessure à fleur de peau- et réagissant chacune selon son tempérament et sa conscience politique. La première foncièrement hostile, irritée par ce qu’elle appelle un « blabla » idéologique du féminisme, au point de se fermer avec violence à toute compassion. La seconde, sans aucun doute sincère, mais en effet tombant dans le piège d’un nouveau conformisme de langage, plutôt que de laisser parler les mots du coeur et de la révolte ?

C’est le clash. On crie, on pleure… et franchement c’est cela qui est le plus tragique. Que deux victimes en viennent à s’affronter sur des questions de forme.

Car l’adversaire, c’est l’agresseur, et c’est la loi qui prévoit la prescription pour ce qui est désormais reconnu comme un crime.

Le parquet de Paris a annoncé lundi dans un communiqué que l’enquête préliminaire visant le député Denis Baupin avait été classée sans suite «pour prescription». Bien que les accusations de harcèlement sexuel par des collaboratrices du député ont pu être «corroborées» et que certains témoignages étaient «susceptibles d’être qualifiés pénalement», les faits sont prescrits. ( Libération, 6 mars 2017)

Les objections de Christine Angot – ouvrant un débat sur le bien-fondé d’une victimisation – valaient mieux que de battre rageusement en retraite. Le combat de Sandrine Rousseau vaut mieux que des larmes qui trahissent la faiblesse alors que la cause est forte et juste.

Blessure des deux côtés, souffrance évidente. Regard et commentaires compassés ou étrangement décalés et sans humanité des causeurs de plateau…

C’est aussi le principe de ce genre d’émission qui est en cause. On joue avec le feu ! Et dès qu’il embrase la scène, on appelle la censure comme pompier. Il fallait oser montrer la sortie d’Angot. Elle a fait partie de l’émission. On aurait pu voir si c’était du théâtre, un effet de tragédienne à la Sarah Bernhardt… ou juste un repli pitoyable, une vexation chronique à se voir privée de l’exclusivité de cette cause : le viol des femmes.

Loi ou service public, il n’y a pas de quoi être fier… et les deux institutions feraient bien de se poser le problème.

Pour la loi c’est simple : quand le justifiable n’est pas entendu et défendu, c’est la tentation de se faire justice. Trop d’exemples douloureux.

Quant à l’émission, elle ne vaut que par le talent, l’humanité des chroniqueurs et la sincérité des débats… Or il n’y a pas eu de talent, ni chez Angot, ni chez Moix… et il y a eu censure… c’est encore pire !

Marie Christiane Courtioux

http://www.rtl.fr/culture/medias-people/on-n-est-pas-couche-la-sequence-ou-angot-quitte-le-plateau-ne-sera-pas-diffusee-7790292976

France Culture: La longue traversée consacrée à Bruce Springstein

Trésor de la radio

Sur France Culture, à conserver et réécouter, le long documentaire, biopic, roman fleuve sonore, de Judith Perrignon, réalisation de Gael Gillon.
sur la vie et l’oeuvre de Bruce Springstein.

On reste un peu sans voix !
Modèle du genre, travail considérable, texte remarquable etc etc /

Un seul épisode en lien ici .. mais série de 5. Le lien vous y conduira.
Bref… Bonnes vacances
MCC

Biographie de Judith Perrignon
Judith Perrignon a longtemps travaillé pour le journal Libératio n avant de devenir journaliste indépendante. Elle collabore au Magazine M du Monde et à la revue XXI . Elle est également romancière, son dernier roman Les Faibles et les Forts est paru chez Stock en 2013.

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=c78661ef-fe8b-4c10-8f1e-39c2b1c08790

L’info de qualité réservée aux privilégiés ?

Journaliste, formateur, critique des médias, Cyrille Frank s’appuie sur une étude 2017 du Reuters Institute (Lien communiqué pour la source mais texte en anglais) pour dresser un constat pessimiste : l’inégalité face à l’information se creuse. L’origine sociale et le niveau de vie conditionnent toujours l’accès à la culture et à l’information.

Extrait :

L’ère du tout gratuit de l’information a vécu, avec la fin du mythe du financement unique par la publicité. Il ne reste guère plus que quelques titres en ligne comme 20 minutes qui proposent un accès entièrement gratuit à leurs contenus.

Acheter un journal, souscrire un abonnement est devenu un privilège, un luxe, quand une majorité de Français doit se contenter des réseaux…pour le meilleur et pour le pire.

http://www.mediaculture.fr/information-instruction-facebook-google-hanouna/

L’auteur demande une refonte des aides à la presse… pour sauver non pas la presse et les journalistes, mais pour sauver le journalisme et l’information nécessaire à la démocratie.

Tous créateurs ?

En lisant le fil de Twitter, on a du mal à croire que l’affichage ad libitum, par tous et n’importe qui, va déboucher sur une société de créateurs, de consommateurs avertis, de nouveaux auteurs.

C’est pourtant l’hypothèse bienveillante des experts consultés par DIGITAL SOCIETY FORUM :

Extrait de ces constats :

« Voir et faire soi-même des images, les discuter, les faire circuler, les mettre en débat produit depuis le début des années 2010 une nouvelle compétence visuelle. » ( André Gunthert)

On nous promet un storytelling inédit !

Extrait:

Pour bien des commentateurs de la vie culturelle ainsi que des acteurs du monde des arts, l’artiste aurait les moyens de devenir grâce au numérique un artiste plus complet et autonome ; tout comme le médiateur, un médiateur encore plus performant ; ou le simple spectateur, un spectateur plus clairvoyant et impliqué.

Tous créateurs ?

Au détriment du statut de l’artiste ? de l’écrivain, du journaliste ( pour ce qui nous concerne ici à Médiactuelles) ?

Au bénéfice d’une société d’un spectacle partagé ? incitant à réfléchir, à exercer sa citoyenneté, à rénover le système des idées et du pouvoir ?

L’auteur est Ariel KYROU

Voir aussi

Avignon, le 18 juillet, 16 h 30 à 18 h 45

Atelier collaboratif  Tous créateurs ? Tous spectateurs ?

Cloitre Saint Louis, 20 rue du Portail Boquier

https://digital-society-forum.orange.com/fr/les-forums/815-la-societe-des-audiences-actives?utm_source=Newsletter-hebdo&utm_medium=email&utm_campaign=20170710

Quelle serait la société des audiences actives ? – Digital Society Forum

Pour compléter votre information, sur META-MEDIA :

http://www.meta-media.fr/2016/05/31/industries-culturelles-et-creatives-la-parole-aux-entrepreneurs.html#xtor=EPR-751

Un village, une école, une rue Simone Veil ?

Dire que c’est une grande dame qui s’éloigne, c’est peu dire : Simone Veil est décédée à l’âge de 89 ans. Tellement digne, tellement efficace, et … tellement belleles femmes savent ce qu’elles lui doivent.

L’annonce de sa mort par le JDD

Unique, historique par les souffrances de sa vie et les réussites de son engagement  politique, à coup sûr elle est et restera dans l’Histoire.

Obsèques nationales, Panthéon …et pourquoi pas une rue à son nom dans chaque ville et village ? Si ce n’est pas encore le cas, aux citoyens de la proposer à leur Conseil municipal ?

En 2010, mon blogger, j’en avais même oublié l’existence.

Une rue ? Parce que nous l’avions noté, il y a trop peu de noms de femmes sur nos monuments et les plaques de nos rues

Ce qui vous rend addicts* : Google, le Psychédélic et le chemin de fer !

*addict

Quels sont les sites les plus visibles sur Google. Pour le JDN, l’éditeur français Yooda a mesuré la visibilité et sa progression de  100 millions de mots clés au cours du  second trimestre 2017.

LIRE L’ETUDE PUBLIEE PAR LE JDN

Sa méthodologie est basée sur un score SEO, qui est en fait une estimation du trafic SEO. Cet indice repose sur plusieurs éléments. Il prend en compte la popularité des mots-clés qui font remonter un site, mais aussi la position de ce dernier dans les résultats.

Où l’on apprend que Le bon coin (5) dépasse Facebook (10), l’éditeur du dictionnaire Larousse (16), le site de micro-blogging Twitter (20). Les grands journaux Le Monde, Le Figaro sont loin derrière (23-24) pas tellement selon le rang,  mais en volume de consultations, autour de 20.000.000 pour les deux grands titres de la presse française, contre plus de 353.000.000 pour l’encyclopédie en ligne Wikipedia.

En tête des progressions : Youtube, Facebook, Campingleboncoin, Pagesjaunes, Le Monde…

***

Dans le domaine de la culture, le Musée Psychédélique vaut plus que le coup d’oeil. Il bénéficie des encouragements de Jack Lang, ancien ministre de la Culture.

« Je ne peux que vous encourager à développer votre projet de Musée Psychédélique, car il s’agit de garder la trace d’un mouvement et d’une esthétique – et non d’une mode – qui ont traduit une pensée et des aspirations à vivre autrement. Décrié et vite oublié, il n’a curieusement pas eu la faveur d’une étude exhaustive, c’est tout le mérite de votre démarche« . – Jack Lang

Une exposition majeure est prévue en 2018 …

***

Quant au bordelais LE FESTIN, fort opportunément ( arrivée de la LGV Paris-Bordeaux 2h04 ce 1er juillet 2017) il nous raconte une autre folie, celle du chemin de fer, grâce aux archives de Bordeaux Métropole ( sous la direction de Frédéric Laux).

Belles découvertes !

Femmes, moins nombreuses, plus actives ?

Toute une chacune a pu se faire une opinion sur la représentation des femmes à l’assemblée, dans le ministère.

Voici quelques liens ou extraits à conserver pour marquer éventuellement une nouvelle étape… ou une frustration supplémentaire, selon le point de vue.

France Info : 224 députées mais pas de premier rôle

Marianne : Lire l’article de Thomas Vanpouille, il est original et drôle Il a dressé un vrai bêtisier des bonnes excuses.

« Il y a des choses qui nous échappent dans les couloirs parisiens », regrette Brigitte Bourguignon

 

 

Deux ministres des armées femmes ! Une ministre de la justice ! Pas mal…Une femme au Travail, face à une négociation ultra sensible…Une ministre de l’Egalité qui ne dit pas et ne fait pas que des bêtises, s’agissant de crèches, d’écarts de salaires…

 

Voyons les dans l’action autant qu’en termes statistiques ? Dans les commissions parlementaires où s’effectue le véritable travail de fabrication de la loi.

Voyons les positions qu’elles prendront face à de réels scandales tels que les malfaçons de l’EPR, les pesticides tueurs d’abeilles, les non lieux en vue pour les victimes de l’amiante…mais aussi les programmes scolaires, le logement …

Dites ce que vous en pensez. Plus que jamais votre point de vue compte.

MCC

(Photos @ médias cités)